Posté par Olivier .
En réponse au journal Cahier de doléances.
Évalué à 8.
Dernière modification le 16 janvier 2019 à 12:05.
On m’a longtemps vanté que la radio, c’était mieux que la télé, et j’ai eu beau essayer, non, franchement, la radio ne me paraît pas mieux. À bien des égards, ça m’a même souvent paru pire. C’est sur la radio que j’ai entendu les pires conneries.
Il y a parfois effectivement un peu plus de temps à la radio pour développer, mais les intervenants étant du même tonneau et les journalistes tout aussi insupportables, ça ne vole pas haut. On y trouve les mêmes partis pris qu’à la télévision et la même malhonnêteté intellectuelle générale, ce qui m’est devenu insupportable. Je ne regarde plus rien, je n’écoute plus rien. Il reste les journaux écrits, mais je filtre beaucoup, car là aussi, il n’y a pas tellement de choses remarquables.
D’une manière générale, il y a un vrai problème concernant l’incapacité à présenter honnêtement des opinions contradictoires, ou même présenter des faits sans filtre idéologique (faits mis en exergue, déformés, ignorés ou passés sous silence). Le niveau des débats est extrêmement bas.
Nietzsche l’avait pressenti : "Encore un siècle de journalisme, et tous les mots pueront." Il n’a d’ailleurs pas fallu attendre un siècle, semble-t-il. Maupassant, avec "Bel-Ami", n’en donnait pas non plus une image très flatteuse.
C’est quoi le journalisme de nos jours : 30 % de bruit, 50 % d’opinions (dont la grande majorité n’est que du prêche conforme à l’idéologie dominante), 20 % de "faits" pour justifier tout ça, mais si filtrés et retravaillés qu’il est devenu difficile d’avoir une image honnête du monde. Et tout ça est emballé dans une condescendance étouffante par toutes sortes de prescripteurs d’opinion sans humilité et, trop souvent, sans honnêteté intellectuelle.
[^] # Re: R.I.C. / R.I.P
Posté par Olivier . En réponse au journal Cahier de doléances. Évalué à 8. Dernière modification le 16 janvier 2019 à 12:05.
On m’a longtemps vanté que la radio, c’était mieux que la télé, et j’ai eu beau essayer, non, franchement, la radio ne me paraît pas mieux. À bien des égards, ça m’a même souvent paru pire. C’est sur la radio que j’ai entendu les pires conneries.
Il y a parfois effectivement un peu plus de temps à la radio pour développer, mais les intervenants étant du même tonneau et les journalistes tout aussi insupportables, ça ne vole pas haut. On y trouve les mêmes partis pris qu’à la télévision et la même malhonnêteté intellectuelle générale, ce qui m’est devenu insupportable. Je ne regarde plus rien, je n’écoute plus rien. Il reste les journaux écrits, mais je filtre beaucoup, car là aussi, il n’y a pas tellement de choses remarquables.
D’une manière générale, il y a un vrai problème concernant l’incapacité à présenter honnêtement des opinions contradictoires, ou même présenter des faits sans filtre idéologique (faits mis en exergue, déformés, ignorés ou passés sous silence). Le niveau des débats est extrêmement bas.
Nietzsche l’avait pressenti : "Encore un siècle de journalisme, et tous les mots pueront." Il n’a d’ailleurs pas fallu attendre un siècle, semble-t-il. Maupassant, avec "Bel-Ami", n’en donnait pas non plus une image très flatteuse.
C’est quoi le journalisme de nos jours : 30 % de bruit, 50 % d’opinions (dont la grande majorité n’est que du prêche conforme à l’idéologie dominante), 20 % de "faits" pour justifier tout ça, mais si filtrés et retravaillés qu’il est devenu difficile d’avoir une image honnête du monde. Et tout ça est emballé dans une condescendance étouffante par toutes sortes de prescripteurs d’opinion sans humilité et, trop souvent, sans honnêteté intellectuelle.