• [^] # Re: Proposition 3: retour à l'école

    Posté par . En réponse au journal Cahier de doléances. Évalué à 6. Dernière modification le 15 janvier 2019 à 17:06.

    J'ai du mal à comprendre ce raisonnement. Plus ton salaire est élevé et plus tu auras de flexibilité pour arrêter temporairement de bosser. Personne, même pas l'État, ne peut te garantir de maintenir ton train de vie si tu décides de ne plus bosser!

    Et pour le crédit immo, c'est justement possible d'arrêter temporairement (pour moi c'est 12 mois) de rembourser (ou alors de ne rembourser que les intérêts, en fonction du contrat), ce qui correspondrait exactement à ce que tu demandes.

    je ne peux plus payer mon crédit, je dois vendre la maison, déménager...

    Plus ça va, plus je te perds. Vivre au dessus de tes moyens n'est pas un droit, dans nos sociétés. Avoir un train de vie qui progresse systématiquement non plus. Il est évident que ton train de vie peut dépendre de décisions personnelles (démission, déménagement, reconversion...), mais si ces décisions ont des conséquences en terme de productivité professionnelle, il semble quand même assez logique qu'elles aient également des conséquences en terme de train de vie? On ne parle pas d'injustice sociale, comme la maladie, un accident, un pépin familial... on parle d'une décision de carrière, avec probablement un espoir d'obtenir un salaire plus intéressant ou une situation plus confortable après un congé formation. Donc bon, c'est une sorte d'investissement, tu pourrais aussi bien te contenter du job que tu as actuellement, surtout s'il est si bien payé...

    Et sur le fond, je trouverais socialement très injuste l'idée de donner des droits sociaux en fonction du train de vie. La règle générale, c'est soit un taux plat, soit un taux dégressif. Autrement, on est en régime de type "assurance" (comme le chômage ou la retraite), basé sur des cotisations salariales. Tu cotises à cette nouvelle sorte de "charge salariale" (l'augmentation des charges n'est pas à la mode, attention), et au bout de mettons 10 ans, tu as le droit de faire valoir un "break" pour une formation. Mais si tu ne le prends pas? Ou alors tu te finances quelques mois de glandouille en faisant semblant d'aller de temps en temps à cette formation? En quoi est-ce si différent que de mettre 100€ de côté tous les mois pour financer cette période de formation?

    Dans les faits, on considère que seuls ceux qui ont perdu leur taf et qui n'arrivent pas immédiatement à en retrouver peuvent bénéficier de ce type de formation, en étant dédommagé par l'assurance chômage. Le chômage ne peut-il pas être considéré comme un indicateur objectif d'un manque de formation?