Posté par Anonyme .
En réponse au journal Cahier de doléances.
Évalué à 7.
Dernière modification le 14 janvier 2019 à 17:14.
N'étant pas présent sur les réseaux sociaux, je n'ai pas encore eu l'occasion d'exprimer cet analyse dont je ne trouve qu'assez peu d'écho dans les médias que je consomme pourtant de façon relativement abondante.
Je pense que la crise politique que nous vivons prends racine par une absence de contre pouvoir politique en France.
1) Le quinquennat et l'absence de cohabitation
La simultanéité des mandats a donné au président de la république des pouvoirs qui sont aujourd'hui totalement démesuré pour une démocratie. Il suffit de voir que le parlement n'est qu'une extension de l'exécutif et qu'il est impossible à l'opposition de faire barrage à une mesure pour se rendre compte qu'il y véritablement un problème de ce coté là.
L'avantage du septennat est qu'il avait la vertu permettre au débat politique d'exister et d'apporter du contre pouvoir pendant 2 ans de façon régulière.
2) Proportionnelle à l'assemblé
L'absence de proportionnel est problématique car il ne permet pas à une partie importante de la population française d'être représenté à l'assembler, ce qui délite la confiance que peuvent avoir les citoyens dans leur système politique et représentatif. En plus du fait qu'il favorise comme je dis plus haut une forme de centralisation des pouvoirs dû à la synchronicité des mandats présidentiels et parlementaires par l'inertie que provoque les élections présidentiels sur le résultats des élections législatives.
3) Donner plus de pouvoir au Sénat
Ce n'est pas très à la mode, mais tout contre pouvoir est salutaire, le sénat en fait parti. Le sénat ne sert quasiment plus à rien aujourd'hui car ses décisions ne s'imposent pas aux travaux législatifs et on a vu moult exemples par le passé que l’assemblée est en mesure d'ignorer totalement les travaux des sénateurs. Il lui faudrait des pouvoirs d'amendements irrévocables sur les textes de loi.
Dissoudre l'assemblée nationale
Le pouvoir exécutif a pris aujourd'hui en France un rôle qui n'est pas le sien car il contrôle la totalité du pouvoir législatif, les contres pouvoirs ne sont plus assez nombreux et l'excécutif en abuse (je ne parle pas des parlementaires qui n'ont en réalité plus aucun pouvoir dans la configuration actuelle)
Dissoudre l'assemblée nationale serait une opportunité unique de permettre à la démocratie de revivre un petit peu. Bien évidement ça serait pour le gouvernement un aveu d'échec complet et qui serait équivalent pour l’exécutif à démissionner car il n'aurait plus aucun poids sur les parlementaires.
Cela permettrait aussi de remettre en place une possibilité de cohabitation et je pense que cela serait salutaire.
Par contre il est très peu probable que cela s'obtienne autrement que par la force, l’exécutif ne s'y résoudra jamais.
Je me suis souvent posé la question de savoir si la dissolution de l'assemblé nationale par Chirac en 1997 n'était un coups destinée justement à mettre en place ce système qui supprimerait définitivement la cohabitation, quand on voit au final le pouvoir que cela donne à l'exécutif...
(je sais que ces propositions sont poussés par une partie de l'extrême droite, je veux juste préciser que je ne suis absolument pas proche de ces groupes là, c'est vraiment une analyse uniquement basé sur un fondamental démocratique qui est que tout pouvoir ne doit jamais être absolu)
# Contre-pouvoirs
Posté par Anonyme . En réponse au journal Cahier de doléances. Évalué à 7. Dernière modification le 14 janvier 2019 à 17:14.
N'étant pas présent sur les réseaux sociaux, je n'ai pas encore eu l'occasion d'exprimer cet analyse dont je ne trouve qu'assez peu d'écho dans les médias que je consomme pourtant de façon relativement abondante.
Je pense que la crise politique que nous vivons prends racine par une absence de contre pouvoir politique en France.
1) Le quinquennat et l'absence de cohabitation
La simultanéité des mandats a donné au président de la république des pouvoirs qui sont aujourd'hui totalement démesuré pour une démocratie. Il suffit de voir que le parlement n'est qu'une extension de l'exécutif et qu'il est impossible à l'opposition de faire barrage à une mesure pour se rendre compte qu'il y véritablement un problème de ce coté là.
L'avantage du septennat est qu'il avait la vertu permettre au débat politique d'exister et d'apporter du contre pouvoir pendant 2 ans de façon régulière.
2) Proportionnelle à l'assemblé
L'absence de proportionnel est problématique car il ne permet pas à une partie importante de la population française d'être représenté à l'assembler, ce qui délite la confiance que peuvent avoir les citoyens dans leur système politique et représentatif. En plus du fait qu'il favorise comme je dis plus haut une forme de centralisation des pouvoirs dû à la synchronicité des mandats présidentiels et parlementaires par l'inertie que provoque les élections présidentiels sur le résultats des élections législatives.
3) Donner plus de pouvoir au Sénat
Ce n'est pas très à la mode, mais tout contre pouvoir est salutaire, le sénat en fait parti. Le sénat ne sert quasiment plus à rien aujourd'hui car ses décisions ne s'imposent pas aux travaux législatifs et on a vu moult exemples par le passé que l’assemblée est en mesure d'ignorer totalement les travaux des sénateurs. Il lui faudrait des pouvoirs d'amendements irrévocables sur les textes de loi.
Dissoudre l'assemblée nationale
Le pouvoir exécutif a pris aujourd'hui en France un rôle qui n'est pas le sien car il contrôle la totalité du pouvoir législatif, les contres pouvoirs ne sont plus assez nombreux et l'excécutif en abuse (je ne parle pas des parlementaires qui n'ont en réalité plus aucun pouvoir dans la configuration actuelle)
Dissoudre l'assemblée nationale serait une opportunité unique de permettre à la démocratie de revivre un petit peu. Bien évidement ça serait pour le gouvernement un aveu d'échec complet et qui serait équivalent pour l’exécutif à démissionner car il n'aurait plus aucun poids sur les parlementaires.
Cela permettrait aussi de remettre en place une possibilité de cohabitation et je pense que cela serait salutaire.
Par contre il est très peu probable que cela s'obtienne autrement que par la force, l’exécutif ne s'y résoudra jamais.
Je me suis souvent posé la question de savoir si la dissolution de l'assemblé nationale par Chirac en 1997 n'était un coups destinée justement à mettre en place ce système qui supprimerait définitivement la cohabitation, quand on voit au final le pouvoir que cela donne à l'exécutif...
(je sais que ces propositions sont poussés par une partie de l'extrême droite, je veux juste préciser que je ne suis absolument pas proche de ces groupes là, c'est vraiment une analyse uniquement basé sur un fondamental démocratique qui est que tout pouvoir ne doit jamais être absolu)