Acter l'existence d'un risque ne veut pas dire qu'on souhaite ou qu'on trouve normal que la dette ne soit pas épongée. Si ton assurance augmente ta prime parce que tu vis dans un quartier qui craint, et qu'en effet tu te fais voler ta voiture, l'assurance va quand même faire la tronche.
Les taux auxquels la Grèce a emprunté sont les plus bas auxquels les prêteurs acceptaient de payer. C'est juste que le risque de ne pas être remboursé était très élevé. Mais même à 7% (et je crois que c'était bien plus), personne ne prêterait en étant certain de ne pas être remboursé. Et d'ailleurs, les faits leur ont donné raison : ceux qui ont prêté à ces taux ont dû s'asseoir sur une partie du capital prêté.
Là où il existe des dysfonctionnements, c'est sur l'existence de prêteurs qui refusent les accords de surendettement. Quand le défaut de payement devient évident, il est plus sain d'accepter de s'asseoir sur une partie de son capital que de tout perdre. Il y a toujours des petits malins qui ne souhaitent pas transiger, et qui n'acceptent pas de renégocier les dettes. Ceux là sont vraiment nuisibles, car ils s'enrichissent aux dépens des acteurs économiques ayant accepté de renégocier la dette.
[^] # Re: Allez hop, des doléances en bon uniforme
Posté par arnaudus . En réponse au journal Cahier de doléances. Évalué à 2.
Acter l'existence d'un risque ne veut pas dire qu'on souhaite ou qu'on trouve normal que la dette ne soit pas épongée. Si ton assurance augmente ta prime parce que tu vis dans un quartier qui craint, et qu'en effet tu te fais voler ta voiture, l'assurance va quand même faire la tronche.
Les taux auxquels la Grèce a emprunté sont les plus bas auxquels les prêteurs acceptaient de payer. C'est juste que le risque de ne pas être remboursé était très élevé. Mais même à 7% (et je crois que c'était bien plus), personne ne prêterait en étant certain de ne pas être remboursé. Et d'ailleurs, les faits leur ont donné raison : ceux qui ont prêté à ces taux ont dû s'asseoir sur une partie du capital prêté.
Là où il existe des dysfonctionnements, c'est sur l'existence de prêteurs qui refusent les accords de surendettement. Quand le défaut de payement devient évident, il est plus sain d'accepter de s'asseoir sur une partie de son capital que de tout perdre. Il y a toujours des petits malins qui ne souhaitent pas transiger, et qui n'acceptent pas de renégocier les dettes. Ceux là sont vraiment nuisibles, car ils s'enrichissent aux dépens des acteurs économiques ayant accepté de renégocier la dette.