C'est contradictoire, dans la grosse compagnie citée plus haut, ils n'ont pas le statut de fonctionnaire et pourtant, comme il est indiqué, tout n'est pas si homogène ni fluide.
Ensuite, ce n'est pas politiquement incorrect, c'est plutôt le contraire, et depuis des décennies maintenant qu'on nous bourre le crâne avec l'image d'Epinal du fonctionnaire rond-de-cuir tout puissant, accroché à son poste comme une moule à son rocher.
D'abord tous les agents de la fonction publique ne sont pas fonctionnaires, c'est même de moins en moins vrai.
Dans l'enseignement supérieur et la recherche, par exemple, il y a entre 25 et 35% de contractuels, la plupart surqualifiés par rapport au poste qu'ils occupent, précaires et alignés sur les grilles salariales de la FP.
(Par ailleurs, pour être juste on trouve en tout petit nombre à certains postes de très haut niveau hiérarchique des contractuels, ce qui leur permet bizarrement d'échapper aux grilles de salaire de la fonction publique qui pourtant s'imposent en bas à toutes et tous). Mais ceci étant précisé, j'en reviens aux raisons de fond.
Ce n'est pas parce certains fonctionnaires sont "réfractaires" au changement que le libre ne s'impose pas dans les administrations et services de l'état, mais bien par volonté politique de privilégier des éditeurs, dont (mais pas seulement) M$ (cf les derniers accords "OPEN BAR")
A titre personnel, je ne travaille quasi exclusivement qu'avec du libre. Et je ne suis pas seul, dans mon service et quelques autres autour, mais nous aimerions être la grande majorité, et pas ces petits bastions.
Les obstacles ne viennent principalement pas de la base ici, mais de la hiérarchie assez éloignée, qui persiste à payer des formations M$ par exemple, (à ma connaissance aucune formation bureautique sous environnement/suite libre), qui persiste années après années à nous envoyer moultes documents en format propriétaire.
Et même quand, suite à un budget en baisse, on démontre par A+B que non seulement on peut prolonger la vie des machines de bureau en migrant sous GNU/Linux (par exemple), se passer de licences (qui même en tarifs "négociés" sont loin d'être négligeables), que ça simplifie même la maintenance etc..(je ne vais pas reprendre tous les arguments, on est sur linuxfr quand même :-) ) et bien le croiriez-vous: non seulement la direction ne s'empare pas de ces éléments pour les reprendre à son compte, mais au mieux on fait face à l'indifférence, quand ce n'est pas nous mettre parfois les bâtons dans les roues.
Croyez-le ou non, mais par définition un fonctionnaire obéit à sa hiérarchie (et parfois il faut le déplorer...). Si une loi, un décret, ou une simple note ministérielle l'imposait, le passage au tout libre se ferait, et ce n'est pas une poignée de secrétaires de Mairie brandissant l'étendard de la fenêtre multicolore qui pourrait s'y opposer :-)
[^] # Re: Beurk
Posté par bistouille . En réponse à la dépêche Sortie de ONLYOFFICE Desktop Editors 5.2 avec la connexion à Nextcloud / ownCloud. Évalué à 6. Dernière modification le 15 janvier 2019 à 19:04.
C'est contradictoire, dans la grosse compagnie citée plus haut, ils n'ont pas le statut de fonctionnaire et pourtant, comme il est indiqué, tout n'est pas si homogène ni fluide.
Ensuite, ce n'est pas politiquement incorrect, c'est plutôt le contraire, et depuis des décennies maintenant qu'on nous bourre le crâne avec l'image d'Epinal du fonctionnaire rond-de-cuir tout puissant, accroché à son poste comme une moule à son rocher.
D'abord tous les agents de la fonction publique ne sont pas fonctionnaires, c'est même de moins en moins vrai.
Dans l'enseignement supérieur et la recherche, par exemple, il y a entre 25 et 35% de contractuels, la plupart surqualifiés par rapport au poste qu'ils occupent, précaires et alignés sur les grilles salariales de la FP.
(Par ailleurs, pour être juste on trouve en tout petit nombre à certains postes de très haut niveau hiérarchique des contractuels, ce qui leur permet bizarrement d'échapper aux grilles de salaire de la fonction publique qui pourtant s'imposent en bas à toutes et tous). Mais ceci étant précisé, j'en reviens aux raisons de fond.
Ce n'est pas parce certains fonctionnaires sont "réfractaires" au changement que le libre ne s'impose pas dans les administrations et services de l'état, mais bien par volonté politique de privilégier des éditeurs, dont (mais pas seulement) M$ (cf les derniers accords "OPEN BAR")
A titre personnel, je ne travaille quasi exclusivement qu'avec du libre. Et je ne suis pas seul, dans mon service et quelques autres autour, mais nous aimerions être la grande majorité, et pas ces petits bastions.
Les obstacles ne viennent principalement pas de la base ici, mais de la hiérarchie assez éloignée, qui persiste à payer des formations M$ par exemple, (à ma connaissance aucune formation bureautique sous environnement/suite libre), qui persiste années après années à nous envoyer moultes documents en format propriétaire.
Et même quand, suite à un budget en baisse, on démontre par A+B que non seulement on peut prolonger la vie des machines de bureau en migrant sous GNU/Linux (par exemple), se passer de licences (qui même en tarifs "négociés" sont loin d'être négligeables), que ça simplifie même la maintenance etc..(je ne vais pas reprendre tous les arguments, on est sur linuxfr quand même :-) ) et bien le croiriez-vous: non seulement la direction ne s'empare pas de ces éléments pour les reprendre à son compte, mais au mieux on fait face à l'indifférence, quand ce n'est pas nous mettre parfois les bâtons dans les roues.
Croyez-le ou non, mais par définition un fonctionnaire obéit à sa hiérarchie (et parfois il faut le déplorer...). Si une loi, un décret, ou une simple note ministérielle l'imposait, le passage au tout libre se ferait, et ce n'est pas une poignée de secrétaires de Mairie brandissant l'étendard de la fenêtre multicolore qui pourrait s'y opposer :-)