La façon de l'enseigner aussi; ce qui devrait être un échange entre élèves et professeur, est un monologue unidirectionnel où La Vérité est jeté à la figure des élèves qui sont trop con pour raisonner par eux même, et s'ils ont une opinion différente de ce que la Vérité dit, ils se trompent.
Je pense qu'en dehors des langues, au collège puis au lycée les cours magistraux à l'ancienne (prof qui parle, élève qui écoute) est un modèle qui fait sens. Le contenu enseigné est suffisamment basique pour que le contenu ne soit pas remis en cause par l'élève systématiquement, philo inclus.
Exactement ce que j'ai dit, redéfinir les termes pour répondre à la question qui nous arrange... et prier pour que le correcteur ne considère pas la réponse comme hors sujet.
Si tu veux débattre du sujet, sois honnête intellectuellement.
Les questions de philos emploient souvent des termes qui sont vagues ou qui ont plusieurs sens. Cela fait parti de l'exercice d'identifier les sens pertinents à traiter.
Et c'est loin d'être un exercice inutile. Tous les jours, en politique, dans les médias ou ici même nous débattons ou assistons à des débats. Et nombre de ces débats ont un problème qui est plus terminologique que logique. Les gens ne définissent pas clairement le sens des mots qu'ils emploient avant et on aboutit à des quiproquo, non sens ou à discuter de choses différentes mais comme le nom employé est le même de chaque côté on a l'impression que non.
Donc l'objectif de cet exercice n'est pas de manipuler pour aller dans le sens qui nous arrange, c'est comprendre que les mots ont une portée large, qu'on doit limiter sa réflexion à un sous ensemble et qu'évidemment on soit assez futé pour comprendre que le sens à choisir doit être intéressant pour mériter plusieurs pages de dissertation.
Yep, toujours trop con pour réfléchir par soi même ;)
Je pense que les exercices de dissertation, que ce soit en français, histoire et philo sont des matières où justement l'élève a le plus de liberté dans sa réflexion. Mais l'élève n'est pas pour autant un génie qui s'exprime sans contexte. Les sujets abordés au bac sont liés à son cours. Les sujets abordés ont été théorisés ou ont fait l'objet de réflexions de savants ou universitaires il y a bien longtemps.
Il me paraît présomptueux de croire que l'élève doit utiliser sa réflexion personnelle uniquement lors des 4h d'écriture sans mentionner les gens qui se sont penchés sur le sujet bien avant lui (et probablement bien mieux que lui). On ne demande pas à l'élève de créer de la philosophie ou une nouvelle pensée, c'est plutôt l'exercice d'un doctorat de faire ça, mais justement d'apprendre ce qui a été fait et savoir le synthétiser. Tout en exprimant sa pensée propre.
Cela n'empêche nullement une réflexion personnelle. Mais l'élève ne doit pas faire n'importe quoi pour autant. Il doit montrer qu'il connaît son cours, que ces sujets ont été abordés bien avant lui et qu'il y a déjà donc du contenu à ce sujet à ne pas réinventer.
laisse l'exposition des arguments au Français, car sinon je me demande vraiment à quoi sert cette matière
Le français a plein de rôles, peut être un peu trop, dans le système scolaire :
Apprendre à lire et écrire ;
Apprendre les règles complexes d'orthographe et de grammaires ;
Apprendre la culture française, en particulier littéraire, avec ses différents styles, courants et auteurs emblématiques ;
Apprendre à analyser un texte complexe, au delà de la lecture naïve de celui-ci. Lire Voltaire comme tu lis un livre pour enfant ne donne pas le même résultat que si tu lis ce que l'auteur veut transmettre entre les lignes de par son style et le contexte historique d'écriture ;
Apprendre à rédiger un texte dans un style ou une contrainte particulière. Pour l'aspect culturel.
Bref, le cours de français ne sert absolument pas à exposer des arguments. Du moins cette partie n'est qu'une petite facette du cours en question.
tu ne peux pas objectivement qualifier la qualité d'un raisonnement, la pertinence, la recevabilité des arguments, dépend de tout un chacun, et c'est pour cela que la notation en philo est aussi variable.
Bien sûr que si tu peux.
Le but de la philo n'est pas d'évaluer l'opinion de l'élève. On s'en fout que l'élève montre qu'il est communiste plutôt que libéral, que l'élève se montre moraliste plutôt qu'utilitariste ou quoique ce soit d'autres.
Le but est d'évaluer le cheminement de la pensée et de la validité des arguments. Si l'élève sort des exemples boiteux, avec des hommes de paille en plus de faire des attaques personnelles, ça ne passe pas. L'objectif est que justement ses arguments soient dénués de biais logiques, qu'il puisse éviter les contradictions (ou les souligner quand cela est nécessaire, quand par exemple deux courants de pensées sur un sujet ont des points de vues intéressants mais pas compatibles). Etc. Et cela s'évalue de manière assez objective. Et c'est ce qui est attendu de l'élève. D'autant plus que l'élève a un cours avec lui, pour construire son raisonnement. Quand tu ne le connais pas, c'est sûr, tu prends des risques de commettre des erreurs importantes pour traiter le sujet.
[^] # Re: Pauvres élèves qui aiment les sciences
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal La spécialité N.S.I. de la réforme du lycée. Évalué à 10.
Je pense qu'en dehors des langues, au collège puis au lycée les cours magistraux à l'ancienne (prof qui parle, élève qui écoute) est un modèle qui fait sens. Le contenu enseigné est suffisamment basique pour que le contenu ne soit pas remis en cause par l'élève systématiquement, philo inclus.
Si tu veux débattre du sujet, sois honnête intellectuellement.
Les questions de philos emploient souvent des termes qui sont vagues ou qui ont plusieurs sens. Cela fait parti de l'exercice d'identifier les sens pertinents à traiter.
Et c'est loin d'être un exercice inutile. Tous les jours, en politique, dans les médias ou ici même nous débattons ou assistons à des débats. Et nombre de ces débats ont un problème qui est plus terminologique que logique. Les gens ne définissent pas clairement le sens des mots qu'ils emploient avant et on aboutit à des quiproquo, non sens ou à discuter de choses différentes mais comme le nom employé est le même de chaque côté on a l'impression que non.
Donc l'objectif de cet exercice n'est pas de manipuler pour aller dans le sens qui nous arrange, c'est comprendre que les mots ont une portée large, qu'on doit limiter sa réflexion à un sous ensemble et qu'évidemment on soit assez futé pour comprendre que le sens à choisir doit être intéressant pour mériter plusieurs pages de dissertation.
Je pense que les exercices de dissertation, que ce soit en français, histoire et philo sont des matières où justement l'élève a le plus de liberté dans sa réflexion. Mais l'élève n'est pas pour autant un génie qui s'exprime sans contexte. Les sujets abordés au bac sont liés à son cours. Les sujets abordés ont été théorisés ou ont fait l'objet de réflexions de savants ou universitaires il y a bien longtemps.
Il me paraît présomptueux de croire que l'élève doit utiliser sa réflexion personnelle uniquement lors des 4h d'écriture sans mentionner les gens qui se sont penchés sur le sujet bien avant lui (et probablement bien mieux que lui). On ne demande pas à l'élève de créer de la philosophie ou une nouvelle pensée, c'est plutôt l'exercice d'un doctorat de faire ça, mais justement d'apprendre ce qui a été fait et savoir le synthétiser. Tout en exprimant sa pensée propre.
Cela n'empêche nullement une réflexion personnelle. Mais l'élève ne doit pas faire n'importe quoi pour autant. Il doit montrer qu'il connaît son cours, que ces sujets ont été abordés bien avant lui et qu'il y a déjà donc du contenu à ce sujet à ne pas réinventer.
Le français a plein de rôles, peut être un peu trop, dans le système scolaire :
Bref, le cours de français ne sert absolument pas à exposer des arguments. Du moins cette partie n'est qu'une petite facette du cours en question.
Bien sûr que si tu peux.
Le but de la philo n'est pas d'évaluer l'opinion de l'élève. On s'en fout que l'élève montre qu'il est communiste plutôt que libéral, que l'élève se montre moraliste plutôt qu'utilitariste ou quoique ce soit d'autres.
Le but est d'évaluer le cheminement de la pensée et de la validité des arguments. Si l'élève sort des exemples boiteux, avec des hommes de paille en plus de faire des attaques personnelles, ça ne passe pas. L'objectif est que justement ses arguments soient dénués de biais logiques, qu'il puisse éviter les contradictions (ou les souligner quand cela est nécessaire, quand par exemple deux courants de pensées sur un sujet ont des points de vues intéressants mais pas compatibles). Etc. Et cela s'évalue de manière assez objective. Et c'est ce qui est attendu de l'élève. D'autant plus que l'élève a un cours avec lui, pour construire son raisonnement. Quand tu ne le connais pas, c'est sûr, tu prends des risques de commettre des erreurs importantes pour traiter le sujet.