Il y a vingt ans, les profs de philo disaient déjà que le cours de philosophie de terminale n'est qu'une introduction à la philo. C'est le cas pour bon nombre de matières littéraires et de sciences humaines enseignées au lycée.
Prendre les élèves pour des ados et non comme des adultes me semble ne plus être de l'éducation. En tout cas pas de l'éducation à la citoyenneté. D'ailleurs malgré un enseignement qui vise de plus en plus à former des employés spécialisés, j'ai l'impression que les jeunes actuels sont globalement bien plus futés et moins insouciants que nous l'étions à leur âge.
Toi qui parle de renforcer la SVT pour lutter contre l'obscurantisme, je trouve ça étrange que tu pointes du doigt une matière qui forge l'esprit critique et le regard qu'on porte sur le monde.
Enfin il y a un côté aberrant de la notation de manière générale pour des matières aussi sujettes à interprétation. En dehors des dissertations qu'on trouve dans plusieurs matières au lycée, pas que en philosophie, et sans évoquer de discrimination, j'ai bien connu ce paradoxe en école d'art appliqué avec certains profs qui abusaient du caractère subjectif (par exemple : donner la note supérieure quand on ne suit pas la technique que le devoir est sensé évaluer tout ça parce que c'est très bien exécuté, ou à l'inverse mettre à peine la moyenne à un travail qui ne plaît pas au prof en terme de style ou de message même si c'est bien réalisé) et à côté de ça avoir un prof qui nous reproche en milieu d'année de M.A.N.A.A. de ne pas assez nous lâcher alors que les notes déterminent la priorité de passage dans nos choix de formations.
Tout barème devrait être explicite et objectif.
[^] # Re: Pauvres élèves qui aiment les sciences
Posté par Anonyme . En réponse au journal La spécialité N.S.I. de la réforme du lycée. Évalué à 7. Dernière modification le 24 décembre 2018 à 03:14.
Il y a vingt ans, les profs de philo disaient déjà que le cours de philosophie de terminale n'est qu'une introduction à la philo. C'est le cas pour bon nombre de matières littéraires et de sciences humaines enseignées au lycée.
Prendre les élèves pour des ados et non comme des adultes me semble ne plus être de l'éducation. En tout cas pas de l'éducation à la citoyenneté. D'ailleurs malgré un enseignement qui vise de plus en plus à former des employés spécialisés, j'ai l'impression que les jeunes actuels sont globalement bien plus futés et moins insouciants que nous l'étions à leur âge.
Toi qui parle de renforcer la SVT pour lutter contre l'obscurantisme, je trouve ça étrange que tu pointes du doigt une matière qui forge l'esprit critique et le regard qu'on porte sur le monde.
Enfin il y a un côté aberrant de la notation de manière générale pour des matières aussi sujettes à interprétation. En dehors des dissertations qu'on trouve dans plusieurs matières au lycée, pas que en philosophie, et sans évoquer de discrimination, j'ai bien connu ce paradoxe en école d'art appliqué avec certains profs qui abusaient du caractère subjectif (par exemple : donner la note supérieure quand on ne suit pas la technique que le devoir est sensé évaluer tout ça parce que c'est très bien exécuté, ou à l'inverse mettre à peine la moyenne à un travail qui ne plaît pas au prof en terme de style ou de message même si c'est bien réalisé) et à côté de ça avoir un prof qui nous reproche en milieu d'année de M.A.N.A.A. de ne pas assez nous lâcher alors que les notes déterminent la priorité de passage dans nos choix de formations.
Tout barème devrait être explicite et objectif.