Ça se traduit comment ? Enrichissement de l'API ? outils userland?
Il y a probablement des outils en espace utilisateur pour le développement Android. Mais ce n'est pas mon propos.
C'est plutôt au niveau du noyau que les impacts pour tout le monde sont visibles. En effet, Android utilise Linux mais pas X11 ou Wayland, pas PulseAudio, pas la glibc, pas OpenJDK, pas GTK+ / Qt, pas upower / NetworkManager / Policykit / fprintd, etc. Du coup le noyau est sans doute l'endroit privilégié où les contributions pour Android se répercutent automatiquement chez tout le monde, PC x86 inclus.
Donc tu as des pilotes matériels, des systèmes de fichiers, la pile réseau, graphique ou énergétique qui ont reçu des contributions. L'usage systématique de SELinux et des outils de débogues lors du développement comme ftrace ont probablement permis d'améliorer ces domaines là aussi.
Et comme Android est utilisé massivement, nul doute que de nombreux chercheurs en sécurité ont découvert des bogues pour essayer de colmater des failles destinées à des téléphones.
Enfin, je sais que des contributeurs Android sont impliqués dans l'intégration continue du noyau à travers KernelCI par exemple. Ces tests touchent bien entendu de nombreux sous-systèmes communs à tous les noyaux Linux exécutés.
Évaluer les contributions d'Android au noyau est difficile à estimer correctement car Android ça touche de nombreuses entreprises et de nombreux projets et il est difficile de savoir si la contribution de la boîte vient d'un projet lié à Android ou non. Mais étant donné l'ampleur de son déploiement et de ses besoins, nul doute que le chiffre est élevé.
Est-ce qu'il y a de la documentation ou une page projet à ce sujet ?
J'aimerais savoir comment les échanges se font, si une roadmap existe, etc,...
Le noyau Linux ne se développe pas de manière centralisée. Chacun vient avec son correctif sans concertation préalable. Et tous les échanges sur le développement se font à deux endroits :
Les listes de diffusion par courriel ;
Les conférences au sujet du noyau.
C'est très décentralisé et le volume d'échange est tel que c'est difficile de s'y retrouver. Très peu de sous-systèmes ont un wiki ou un site Web pour donner un aperçu de l'avancement de leurs travaux.
Du coup pour suivre ce qui se passe, le mieux est de lire lwn.net. Leur dernier article sur la question de la fusion du noyau d'Android et le noyau officiel montre quelques domaines de progression pour tout le monde comme par exemple l'ordonnanceur de processus qui peut utiliser les informations liées à l'énergie de la machine pour prendre une meilleure décision. Ou encore l'inclusion du système de fichier SDCardFS.
[^] # Re: non merci
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Adobe sous Linux ?. Évalué à 4. Dernière modification le 12 décembre 2018 à 14:16.
Il y a probablement des outils en espace utilisateur pour le développement Android. Mais ce n'est pas mon propos.
C'est plutôt au niveau du noyau que les impacts pour tout le monde sont visibles. En effet, Android utilise Linux mais pas X11 ou Wayland, pas PulseAudio, pas la glibc, pas OpenJDK, pas GTK+ / Qt, pas upower / NetworkManager / Policykit / fprintd, etc. Du coup le noyau est sans doute l'endroit privilégié où les contributions pour Android se répercutent automatiquement chez tout le monde, PC x86 inclus.
Donc tu as des pilotes matériels, des systèmes de fichiers, la pile réseau, graphique ou énergétique qui ont reçu des contributions. L'usage systématique de SELinux et des outils de débogues lors du développement comme ftrace ont probablement permis d'améliorer ces domaines là aussi.
Et comme Android est utilisé massivement, nul doute que de nombreux chercheurs en sécurité ont découvert des bogues pour essayer de colmater des failles destinées à des téléphones.
Enfin, je sais que des contributeurs Android sont impliqués dans l'intégration continue du noyau à travers KernelCI par exemple. Ces tests touchent bien entendu de nombreux sous-systèmes communs à tous les noyaux Linux exécutés.
Évaluer les contributions d'Android au noyau est difficile à estimer correctement car Android ça touche de nombreuses entreprises et de nombreux projets et il est difficile de savoir si la contribution de la boîte vient d'un projet lié à Android ou non. Mais étant donné l'ampleur de son déploiement et de ses besoins, nul doute que le chiffre est élevé.
Le noyau Linux ne se développe pas de manière centralisée. Chacun vient avec son correctif sans concertation préalable. Et tous les échanges sur le développement se font à deux endroits :
C'est très décentralisé et le volume d'échange est tel que c'est difficile de s'y retrouver. Très peu de sous-systèmes ont un wiki ou un site Web pour donner un aperçu de l'avancement de leurs travaux.
Du coup pour suivre ce qui se passe, le mieux est de lire lwn.net. Leur dernier article sur la question de la fusion du noyau d'Android et le noyau officiel montre quelques domaines de progression pour tout le monde comme par exemple l'ordonnanceur de processus qui peut utiliser les informations liées à l'énergie de la machine pour prendre une meilleure décision. Ou encore l'inclusion du système de fichier SDCardFS.