Sauf qu'en mai 68, si je ne m'abuse, les manifestants avaient des revendications.
Pas plus qu'aujourd'hui. Parmi les gilets jaunes, il y a de nombreuses personnes qui attendent rien de moins qu'une révolution sociale (partage des richesses) et libertaire (abolition des structures de pouvoir).
Déjà en 68, la droite réactionnaire dénonçait l'absence de revendications claires ou de « réalisme » du mouvement. Alors qu'une révolution, c'est très clair et réaliste. C'est juste un discours que les dominantEs ne veulent pas entendre (ou comprendre).
il va bien falloir trouver un jour une alternative à la voiture
Tout à fait, mais c'est précisément ce que le gouvernement et l'industrie ne sont pas en train de faire. Ce sont eux qui ont restructuré les villes et campagnes afin de créer une dépendance à la voiture, notamment en détruisant de façon systématique les petits chemins de fer et gares de proximité... tout en restructurant les villes pour faciliter la vie aux voitures. cf. Illich sur le monopole radical de la voiture
Du coup, on est d'accord qu'il faut construire les alternatives. Mais concrètement, augmenter le prix du pétrole ça sert à quoi ? Les producteurs/distributeurs de pétrole continuent de faire du profit ; les personnes de la base payent ; aucune solution alternative n'est développée.
Si le gouvernement et l'industrie avaient quoi que ce soit à foutre de la planète et des futures générations, illes pourraient inventer mille réformes pour améliorer la situation. Quelques exemples très concrets et réformistes applicables du jour au lendemain :
interdire les emballages en plastique ; taxer les produits qui ne sont pas vendus en vrac
supprimer le catalogue des semences et le traitement chimique obligatoire de certaines cultures ; taxer les produits non-bio
légaliser et développer l'autoproduction énergétique (EDF a le monopole sur la production électrique en France → c'est illégal de fabriquer ton éolienne sans la brancher au réseau EDF)
rendre gratuits tous les transports publics : métro, bus, train
Ça c'est juste pour montrer qu'en claquant des doigts n'importe quel gouvernement peut œuvrer pour l'écologie (et ça n'a rien à voir avec le prix du pétrole). Mais si on veut vraiment œuvrer pour l'écologie, il faut s'attaquer aux racines du mal :
supprimer l'entrepreneuriat non-coopératif, réduisant ainsi la compétition qui est la source n° 1 de gaspillage
mieux répartir le travail entre les gens (abolir le culte du plein-emploi) et entre les espaces (tout décentraliser)
détruire la police, qui est le bras armé de l'industrie polluante et pollue elle-même beaucoup (patrouilles en voiture, millions de grenades lacrymo/désencerclement, uniformes)
brûler l'Assemblée Nationale, le Sénat et toutes les institutions qui se prétendent représentatives mais ne font que vivre sur le dos de la planète et des honnêtes gens
abolir l'argent et la propriété privée ? (c'est quand même la racine de tous les maux cités précédemment)
Quand la grosse industrie sera tenue responsable de toute la pollution qu'elle génère, on pourra reparler du prix au détail de l'essence. Malheureusement, l'État et l'industrie cherchent à anéantir les ZAD qui sont les seules alternatives concrètes qui se mettent en place...
[^] # Re: [HS] Re: Qui devrait-on craindre ?
Posté par cmal . En réponse au journal Téléphone mobile : suis-je paranoïaque ?. Évalué à 0.
Pas plus qu'aujourd'hui. Parmi les gilets jaunes, il y a de nombreuses personnes qui attendent rien de moins qu'une révolution sociale (partage des richesses) et libertaire (abolition des structures de pouvoir).
Déjà en 68, la droite réactionnaire dénonçait l'absence de revendications claires ou de « réalisme » du mouvement. Alors qu'une révolution, c'est très clair et réaliste. C'est juste un discours que les dominantEs ne veulent pas entendre (ou comprendre).
Tout à fait, mais c'est précisément ce que le gouvernement et l'industrie ne sont pas en train de faire. Ce sont eux qui ont restructuré les villes et campagnes afin de créer une dépendance à la voiture, notamment en détruisant de façon systématique les petits chemins de fer et gares de proximité... tout en restructurant les villes pour faciliter la vie aux voitures. cf. Illich sur le monopole radical de la voiture
Du coup, on est d'accord qu'il faut construire les alternatives. Mais concrètement, augmenter le prix du pétrole ça sert à quoi ? Les producteurs/distributeurs de pétrole continuent de faire du profit ; les personnes de la base payent ; aucune solution alternative n'est développée.
Si le gouvernement et l'industrie avaient quoi que ce soit à foutre de la planète et des futures générations, illes pourraient inventer mille réformes pour améliorer la situation. Quelques exemples très concrets et réformistes applicables du jour au lendemain :
Ça c'est juste pour montrer qu'en claquant des doigts n'importe quel gouvernement peut œuvrer pour l'écologie (et ça n'a rien à voir avec le prix du pétrole). Mais si on veut vraiment œuvrer pour l'écologie, il faut s'attaquer aux racines du mal :
Quand la grosse industrie sera tenue responsable de toute la pollution qu'elle génère, on pourra reparler du prix au détail de l'essence. Malheureusement, l'État et l'industrie cherchent à anéantir les ZAD qui sont les seules alternatives concrètes qui se mettent en place...