• [^] # Re: Ha ouais, quand même...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Une backdoor vient d’être trouvée dans un paquet npm connu. Évalué à 3. Dernière modification le 09 décembre 2018 à 19:31.

    Le mouvement du Logiciel Libre est né de Stallman, et ce dernier mène un combat politique. Il s'est traduit par une licence et la définition des quatre libertés qui, comme tout autre forme de contrat, ne peut pas définir un idéal politique : cela est plutôt réservé habituellement à des mouvements, des organisations.

    Rien n'empêchait à Stallman et à la FSF d'ajouter des critères politiques dans la licence, ce n'est pas impossible. Bizarrement ils ne l'ont pas fait.

    Ton explication n'est pas cohérente.

    Alors qu'après on vienne dire qu'il faut que quand on parle de « Logiciel Libre » il ne faut pas du tout inclure la vue politique, je reste un peu coi. Je m'en fous un peu que des gens qui n'ont aucune conviction politique parlent de Logiciel Libre, qu'ils en fassent ou pas, par contre qu'on me dise que je n'ai pas le droit de dire que quand je parle de Logiciel Libre, j'y inclus une certaine vision politique, c'est fort de café. C'est même un peu du négationnisme selon moi, quand on veut absolument retirer toute origine politique à ce mouvement.

    Il y a deux choses qui me gênent dans ton propos.

    Premièrement, tu occultes tout le problème de la contradiction de la FSF et de Stallman sur l'usage des termes dans ce cas. Comment tu peux accepter que d'un côté le terme Logiciel Libre inclut des notions politiques au delà des 4 libertés fondamentales et que dans le même temps on a :

    • Ces institutions qui qualifient des logiciels OpenSource comme libres : Linux, ASOP (Android), Ubuntu, RHEL, etc.
    • GNU qui fait reposer des projets libres sur des logiciels OpenSource : Replicant (avec ASOP), gNewSense (Ubuntu et Linux), etc.

    Ce n'est pas logique, si le Logiciel Libre c'est plus que les 4 libertés, jamais la FSF et Stallman adopteraient une telle stratégie.

    Deuxièmement, ton discours rend la communication autour du Logiciel Libre délicat. Il faudrait expliquer tout cela à l'utilisateur, il faudrait expliquer qu'un logiciel ayant une licences respectant les 4 libertés n'est pas forcément libre (ce que la FSF n'a jamais fait de son histoire !), etc. Utiliser un terme commun pour désigner des choses différentes, c'est le meilleur moyen d'avoir une communication difficile car créatrice de confusion.

    Du coup il est judicieux je pense de comprendre le soucis de la démarche. Autrement c'est le meilleur moyen de saboter le mouvement.