• [^] # Re: Ha ouais, quand même...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Une backdoor vient d’être trouvée dans un paquet npm connu. Évalué à 5.

    Un bon nombre de ces incohérences disparaissent si on arrête de penser que "libre = la licence" au lieu de "la licence = un outil, qui permet d’accéder au libre".
    Comme écrit sur la page que j'ai postée, la GPLv2 est une licence libre. Mais l'usage de la GPLv2 peut contredire la philosophie du libre.

    Bah non, revoyons la page qui défini le LL : https://www.gnu.org/philosophy/free-sw.html (je trouve d'ailleurs amusant ce mélange des genres entre la FSF et GNU, la définition du LL devrait être sur fsf.org mais passons).

    Ils ne parlent nullement de philosophie ou des valeurs annexes. Tout se réfère aux 4 libertés fondamentales uniquement avec une explication sur la portée de chacune.

    Donc, le terme libre correspond bien à ce qu'autorise la licence et rien d'autres. Et même si la licence est un outil, je ne vois pas pourquoi la FSF dans ce cas ne forcerait pas ses licences à ne faire que du LL. Pourquoi autoriser la non redistribution des sources modifiées à l'auteur d'origine ? Pourquoi ne aps forcer un développement communautaire ? Pourquoi ne pas imposer plus de restrictions pour forcer le logiciel et son développement à se conformer à ces valeurs ?

    Et c'est d'ailleurs cohérent. Comment expliques-tu sinon que la FSF recommande et développe des programmes qui ont pourtant selon eux une logique OpenSource ? Comme AOSP de Google pour Replicant, ou Linux pour les distributions libres approuvées par la FSF ? Amusant aussi de constater que fut un temps du moins, RMS utilisait Debian qu'il qualifiait de distribution Linux libre alors qu'à l'époque Ian Murdock (l'initiateur de Debian) appartenait à l'OSI dont le rôle est de définir et promouvoir... l'OpenSource.

    Si la terme libre se référait à autre chose que ces 4 libertés fondamentales, ces projets seraient non libres. Et Debian serait jeté aux enfers. Étrangement ce n'est pas le cas, au contraire.

    N'est-ce pas ce qu'on apprend quand on est jeune ? Est-ce que tu penses sincèrement que ceux qui ne sont pas d'accord avec tes opinions politiques ou tes objectifs pour une vie ensemble idéale sont "fondamentalement idiot" ?

    Je ne dis pas que les gens sont idiots parce qu'on a des définitions divergentes. Mais il est difficile de communiquer et de discuter si on n'est pas d'accord sur les termes. En politique ou en religion, il y a eu des morts pour la question de la définition, de qui était le plus pur ou le plus proche de l'idée d'origine.

    Il est sain d'éviter les mêmes erreurs. La FSF n'inclut rien dans la définition du LL en dehors des 4 libertés fondamentales. C'est un fait, si on affirme que non, la FSF serait très incohérente avec ses choix et son discours sur à peu près tout.

    Donc le plus sage, si on veut parler du Libre + à côté selon la FSF serait d'inventer un autre terme pour englober l'ensemble. Plutôt que de dire que c'est libre selon les 4 libertés mais pas selon le reste (chose par ailleurs que la FSF ne fait jamais !).

    Si on est un enfant, peut-être. Mais en tant qu'adulte, j'espère que tu ne considères pas ton idéologie comme "la vraie, la meilleure".

    Tu n'as alors jamais discuté sur un salon du LL, sur IRC ou même ici à ce sujet alors. Beaucoup de gens ont une définition bizarre du LL qui ne correspond pas à celle de la FSF et pourtant ils sont convaincus d'être dans le vrai et pas sur une opinion personnelle.

    Je peux tout à fait entendre par exemple qu'on n'aime pas AOSP de Google car le développement n'est pas communautaire malgré le fait que ce soit libre. Mais certains considèrent que c'est non libre (sisi, déjà entendu, et par des personnes dans le mouvement du LL depuis longtemps). Alors que c'est faux bien entendu.

    Il ne faut pas travestir la réalité et la définition. On peut ne pas aimer un LL pour X ou Y raisons car on a des contraintes plus personnelles comme la gratuité, développement communautaire, bonnes pratiques de développement, etc. Mais le non respect de cela ne rend pas ces logiciels non libres pour autant.

    Mais il s'agit là d'une position idéologique. Dire que la motivation initiale est moins importantes que l'application concrète, c'est en soi une position idéologique, qui n'est pas plus légitime qu'une autre.

    Non, car cela n'est nullement fait mention dans la définition du LL. L'intention de l'auteur n'est jamais pris en compte pour définir si un logiciel est libre ou pas. Jamais. Jamais la FSF a qualifié un logiciel respectant les 4 libertés comme non libre sous prétexte que les motivations de l'auteur sont non éthiques par exemple. Ou non en phase avec leurs idéaux.

    Par contre, certains disent: "moi, ce qui m'intéresse, c'est d'aller dans cette direction. pour ce faire, il y a des outils. certains utilisent ces outils pour d'autres raisons, ils ont donc une autre philosophie que moi".

    Je n'ai absolument rien contre cela. Mais comme je l'ai expliqué, il faut utiliser un autre terme plutôt que de dire que le libre c'est ce qu'il veut en plus.

    Prenons un exemple, la chrétienté. Il y a plusieurs interprétations dans cette religion : catholique, protestants, orthodoxes, anglicans, et d'autres avec même des sous branches à l'intérieur.

    La partie commune, qui est essentielle, entre tous est ce que l'on appelle la chrétienté. Ils sont tous chrétiens. Mais ils ont des divergences avec des interprétations ou volontés différentes. Mais ce n'est pas pour autant que le pape catholique peut dire que seuls les catholiques sont chrétiens.

    Le libre est en cela très similaire. Il y a le libre avec les 4 libertés. Mais tu as des groupes internes. Certains qui prônent le copyleft, d'autres pas, certains qui veulent un développement communautaire, d'autres qui s'en fichent.
    Ils peuvent chacun définir leur propre terme pour former des communauté partageant ces mêmes variations. Mais, ces variations ne peuvent changer la définition commune initiale qui est le terme libre.

    C'est cela qui se passe, certains ont des préférence pour des choses au delà des 4 libertés. Très bien, je n'ai pas de soucis avec cela et je pense que personne n'en a ici. Mais cela ne rend pas les logiciels ne respectant pas ces souhaits comme non libres. Il faudrait utiliser un autre terme pour justement discriminer ceux qui respectent la vision personnelle sur un sujet et ceux qui ne la respectent pas.