Déjà ceux qui disent ça disent souvent ensuite "oui bon moi je viens au boulot en voiture, mais si je pouvais venir à vélo, crois-moi, ce ne serait pas un vélo électrique ! Ah non, le VAE c'est pour les fainéants, et moi je suis courageux. [...]"
À ignorer. Un tel avis est une contradiction flagrante. Quelqu'un qui se déplace en salon roulant à pétrole n'a pas à critiquer le prétendu manque de courage de quelqu'un qui vient en deux-roues partiellement motorisé.
Le VAE est un moyen de transport, pas un sport.
Oui, la plupart du temps. Il reste le cas, marginal, des VTT à assistance électrique, qui m'amusent beaucoup : si le but est de faire du sport, à quoi sert le moteur, au juste ?
L'effort fait sur un VAE est généralement considéré au niveau d'une marche un peu soutenue. Il ne faut pas comparer la distance, mais le temps : 1/2h de VAE c'est "comme" 1/2h de marche. Sauf que tu fais 4x plus de distance et donc t'es moins frustré et donc tu le fais, au lieu de te dire qu'il faudrait que tu le fasses.
L'effort peut être le même sans assistance électrique, il suffit de rouler moins vite. Quelqu'un m'avait un jour cité un coureur cycliste, à quoi un journaliste avait demandé si, avec le progrès dans la conception des bicyclettes, la course était plus facile : non, ce n'est pas plus facile, on va simplement plus vite. C'est pareil avec l'assistance électrique : c'est soit plus rapide, soit plus facile, selon le but recherché.
La voiture, ça oui, c'est un vrai truc de fainéant.
On est d'accord. Cramer du pétrole pour déplacer une tonne de métal, dans le but de déplacer un seul être humain, c'est surtout un gâchis phénoménal.
Après, personnellement, les cyclistes assistés viennent franchement titiller ma fierté de cycliste musculaire, de sorte que je mets un point d'honneur à aller plus vite qu'eux, comme pour prouver que mes muscles ont une puissance supérieur à la somme des leurs et de leur moteur électrique. En descente, ce n'est pas bien difficile, sur plat non plus, en montée ça motive pour pas mal forcer, ce qui renforce progressivement les capacités cardiaques, respiratoires et la récupération (je vois le résultat avec l'escalade, que j'ai commencée cette année, où je peux enchaîner des montées à toute allure sans ressentir le moindre essoufflement, alors que d'autres sont à plat après un tel exercice).
Je suis également agacé par les cyclomoteurs électriques, les rapides, ceux pour lesquels il ne s'agit vraiment pas d'assistance. En fait, c'est le fait d'appeler cela des vélos qui m'agace, comme si leurs utilisateurs voulaient se prétendre cyclistes, alors qu'ils le sont à peu près autant qu'un conducteur de scooter. D'autant qu'on a déjà un mot, pour ce genre d'engin léger avec un moteur : il s'agit de cyclomoteurs, un point c'est tout. Si le fait d'avoir le mot « moteur » dérange quelqu'un, qu'il enlève donc le moteur.
Certains vélos assistés sont bridés pour rester dans la catégorie des cycles, et évidemment, certains usagers les débrident. Je ne sais pas s'ils se rendent bien compte qu'ils se retrouvent à conduire un cyclomoteur en défaut d'immatriculation, peut-être en défaut d'homologation, et peut-être même avec un défaut de permis de conduire.
# Réponses et avis
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Le VAE n'est PAS un truc de fainéant. Évalué à 7.
À ignorer. Un tel avis est une contradiction flagrante. Quelqu'un qui se déplace en salon roulant à pétrole n'a pas à critiquer le prétendu manque de courage de quelqu'un qui vient en deux-roues partiellement motorisé.
Oui, la plupart du temps. Il reste le cas, marginal, des VTT à assistance électrique, qui m'amusent beaucoup : si le but est de faire du sport, à quoi sert le moteur, au juste ?
L'effort peut être le même sans assistance électrique, il suffit de rouler moins vite. Quelqu'un m'avait un jour cité un coureur cycliste, à quoi un journaliste avait demandé si, avec le progrès dans la conception des bicyclettes, la course était plus facile : non, ce n'est pas plus facile, on va simplement plus vite. C'est pareil avec l'assistance électrique : c'est soit plus rapide, soit plus facile, selon le but recherché.
On est d'accord. Cramer du pétrole pour déplacer une tonne de métal, dans le but de déplacer un seul être humain, c'est surtout un gâchis phénoménal.
Après, personnellement, les cyclistes assistés viennent franchement titiller ma fierté de cycliste musculaire, de sorte que je mets un point d'honneur à aller plus vite qu'eux, comme pour prouver que mes muscles ont une puissance supérieur à la somme des leurs et de leur moteur électrique. En descente, ce n'est pas bien difficile, sur plat non plus, en montée ça motive pour pas mal forcer, ce qui renforce progressivement les capacités cardiaques, respiratoires et la récupération (je vois le résultat avec l'escalade, que j'ai commencée cette année, où je peux enchaîner des montées à toute allure sans ressentir le moindre essoufflement, alors que d'autres sont à plat après un tel exercice).
Je suis également agacé par les cyclomoteurs électriques, les rapides, ceux pour lesquels il ne s'agit vraiment pas d'assistance. En fait, c'est le fait d'appeler cela des vélos qui m'agace, comme si leurs utilisateurs voulaient se prétendre cyclistes, alors qu'ils le sont à peu près autant qu'un conducteur de scooter. D'autant qu'on a déjà un mot, pour ce genre d'engin léger avec un moteur : il s'agit de cyclomoteurs, un point c'est tout. Si le fait d'avoir le mot « moteur » dérange quelqu'un, qu'il enlève donc le moteur.
Certains vélos assistés sont bridés pour rester dans la catégorie des cycles, et évidemment, certains usagers les débrident. Je ne sais pas s'ils se rendent bien compte qu'ils se retrouvent à conduire un cyclomoteur en défaut d'immatriculation, peut-être en défaut d'homologation, et peut-être même avec un défaut de permis de conduire.