• [^] # Re: pendant ce temps ... la RIAA perd son procés contre les réseaux de P2P

    Posté par . En réponse à la dépêche Souriez, vous êtes (encore plus) fliqués !. Évalué à 1.

    <i>>je trouve normal de ne pas partager quelque chose qu'il faut acheter pour permettre à son auteur d'être rétribué

    La rétribution de l'auteur n'est pas une excuse valable pour renoncer au partage. Je voudrais montrer qu'on peut concilier partage et rétribution systématique des ayants droits.

    (a) Décidons que seules seront partagées les oeuvres obtenues par le commerce et nous aurons une société où chaque partage bénéficie à l'artiste et à son producteur.
    (b) Ensuite décidons de prélever une taxe sur le download et nous aurons une société où chaque téléchargement bénéficie à l'artiste et à son producteur.

    La question de l'existence même du p2p et de son intérêt social ne peut donc pas être évacuée aussi facilement. Vous pouvez condamner le gratuit et nombreux sont les textes qui vont dans ce sens, effectivement. Mais pas le partage.

    Car renoncer au partage, c'est renier la spécificité de la culture qui se propage via les humains. La culture n'est pas entièrement subordonnée aux dogmes - occidentaux soit dit en passant - de la propriété intellectuelle que tu prones et qui sont par ailleurs plutôt bons s'ils sont bien utilisés. La culture est une exception.
    Et la culture n'est pas le seul domaine pour laquelle on a jugé bon de mettre un frein à l'OMPI : citons aussi la santé et l'éducation, par exemple.

    C'est pas neuf ca. Donc on a des mécanismes intelligents pour mettre de l'huile dans la machine. On a la copie privée par exemple qui permet de gérer le point (b) indiqué ci dessus. On a aussi un autre truc que personne ne connait apparement qui s'appelle la licence légale et qui permet de gérer le point (a) indiqué ci dessus.
    Le fonctionnement de ces deux mécanismes est expliqué ici :
    http://www.spedidam.fr/4_utilisateurs/41_licence.htm(...)
    Il semblerait que les artistes et les internautes n'en soit pas mécontents. Interrogez les : personne n'a encore demandé l'abolition.

    Moi je demande l'abolition. Si vous pensez vraiment que la culture doit rentrer dans le rang de l'OMPI, et bien d'accord. Mais alors on va au bout de son raisonnement. On renonce complètement et totalement à la copie privée et à la licence légale. Pas seulement sur Internet mais aussi dans la vie réelle. Pas seulement à leurs inconvénients mais aussi à leurs avantages. On fait les choses bien, bien brutalement grace à l'abolition. Et dans quatre ans, on compte les survivants. Ca me va, je demande à voir ca.

    Pascal Nègre : Pour tout ce qui est Internet, on est dans un autre univers, qui est celui du droit d'autoriser, et on est capable de dealer.
    Allons Pascal... pas de demi mesure, on vous sait capable de dealer ailleurs que sur Internet. Dealons sauvagement en tout lieu et à chaque instant.
    http://news.grandlink.org/01-13-2003/01-17-itw_pascal-negre.html(...)

    Attention, je ne range pas les logiciels dans la culture. Ce que je demande pour la musique et les médocs, je ne le demande pas pour les softs. Microsoft peut dormir tranquille, lui. :-)

    Et pour les divx qui selon moi font partie de la culture, je propose la prudence. N'allons pas brusquer l'industrie du cinéma tout de suite. Donnons nous le temps de réguler les mp3 et nous aviserons ensuite. Le "manque à gagner" sur les mp3 est un immense bluf. C'est évident. Pour le divx, j'en suis moins sûr.


    > comment faire pour avoir cette culture du partage sans avoir de "flicage" ?

    En appliquant des modèles existants, car on n'a pas besoin de réinventer la roue. Le p2p n'etant pas le premier média révolutionnaire, il convient d'étudier comment on a procédé avant. tv radio discothèques montrent le chemin.
    - le principe de l'exception culturelle.
    Tout le monde a le droit de prendre part à la vie culturelle.
    - Le principe des médias.
    La communication est libre. Les médias nécessitent transparence et contrôles.
    - Le principe du respect du consommateur.
    Tout le monde a le droit de jouir des arts. Chacun décidera pour soi. Le consommateur décide librement. Il choisit d'acheter, on ne le force pas.
    - Le principe de la rémunération et du droit d'auteur.
    Chaque acte est soumis à rémunération. Préalable, juste et équitable. Rien n'est gratuit. Loi de l'offre et de la demande.


    <i>>> Si quelqu'un vient te voir et te dis "j'aimerai bien ce CD",
    >>que lui réponds tu?

    > si c'est quelqu'un que je connais pas ou peu, je lui répond :
    > "je l'ai acheté dans tel magasin, avec de la chance, tu pourras
    > encore l'y trouver".

    Je respecte ce point de vue qui n'est pas le mien. La seule chose que je note, c'est qu'on ne peut pas tenir cette position et en même temps affirmer qu'on n'a *rien* à cacher. Est-on d'accord ?
    C'est le piège que je tendais à notre ami Stef_2000. :-)

    Pourquoi ne lui indiques tu pas la médiathèque ? Ca lui éviterait d'avoir à acheter, me semble-t'il.
    A quoi ca sert les médiathèques ? Ne penses tu pas qu'on devrait les interdire. Relis ta phrase tout en haut, stp.

    Mêmes questions pour les bibliothèques et les musées.
    Je réclame l'abolition immédiate des médiathèques, des bibliothèques et des musées. ;-)

    <i>> Si c'est quelqu'un que je connais bien (=ami proche), je lui prete le CD pour qu'il puisse l'écouter, ce qui est, je crois, autorisé.

    Ben non: sauf autorisation, le prêt est interdit. C'est marqué sur la galette. Là, tu confonds avec l'histoire de l'exception au cercle familial, mais ca ne s'applique pas au prêt. Il s'agit dans ce cas de s'organiser un spectacle entre proches. Une représentation privée impromptue pour donner une image.
    Pour le prêt de phonogrammes, tu dois obtenir deux autorisations :
    celle de l'artiste interprète, celle du producteur. Notre cher Pascal... Bon courage. ;)