• [^] # Re: De la subjectivité de l'éthique

    Posté par . En réponse au journal Enchanté, enchanté, enchanté. Évalué à 3. Dernière modification le 10 octobre 2018 à 10:51.

    D’abord, ton exemple ne tend pas spécialement à montrer qu’il est subjectif, il tend à montrer qu’il est manipulable, ce qui est différent - si tu places un individu dans un état d’esprit ou il est encouragé à tricher, tu ne le place pas dans un état d’esprit propice à réfléchir au bien commun. Or comme l’éthique n’existe pas, ou plutôt n’a pas d’impact sur autrui, sans notion de groupe (le cas ou on est amené à juger son propre comportement est dégénéré) il est peu opportun de se placer dans un état d’esprit de triche si on doit réfléchir au bien et au mal.

    Pour transcrire ce sens de la justice dans le droit par exemple, il est nécessaire de l’objectiver. Nos conceptions de l’éthiques évoluent, certains parlent même de « progrès » dans l’éthique ou de la morale en tant que discipline, mais je te suivrai pas si tu dis que si c’est évolutif c’est forcément subjectif. Parce que ce qu’on considère comme éthique est la conséquence de réflexions philosophique, qui peuvent s’opposer, certes, mais qui globalement s’enrichir et qui sont bel et bien un processus d’objectivisation et de recherche d’invariants.