• [^] # Re: Le film OpenSource...

    Posté par . En réponse à la dépêche Le film OpenSource.... Évalué à 1.

    Mais les licences ne disent pas la même chose. Elles disent que les travaux dérivés doivent rester sous la même licence, elles ne disent pas que les travaux doivent être copyleft. C'est très différent.

    Hmmm... ça dépend. La CC-BY-SA dit qu'il faut qu'ils restent sous une licence identique ; elle est donc manifestement plus "ouverte" (ce qui n'est en effet pas le cas de la LAL en tant que telle).
    Bon, et (cf. les archives de la liste : http://www.april.org/wws/arc/copyleft_attitude(...) sur une discussion récente "incompatibilités licencieuses", message de David Geraud du 26/04), la LAL et la CC-BY-SA sont manifestement différentes dans le détail.

    Si on se restreint aux francais, on ne va pas loin, il faut que le copyleft fonctionne sans frontière.

    Bien sûr. Mais même le copyright et le droit d'auteur ne fonctionnent pas _totalement_ de la même manière au travers des frontières (la Convention de Berne d'harmonisation des législations permet des ajustements nationaux).
    Il ne s'agit pas de "se restreindre" aux français ; la LAL est traduite en plusieurs langues, et est transposables dans différents pays signataires de cette convention bernoise.

    mais puisque tu reconnais qu'il faut un site dédié, une FAQ et tout un effort de vulgarisation, pourquoi ne pas accepter que l'accès à la GPL utilise les même procédés.

    Je pense qu'une collaboration avec la FSF pour créer des notices complémentaires pour divers domaines, avec les FAQ et l'info associées, aurait été plus productif au sens où le même résultat aurait été atteint mais sans risque d'incompatibilité.

    C'est encore possible. Mais la FSF le dit elle-même : elle traite essentiellement du logiciel, et laisse à d'autres l'initiative de "transposer" le copyleft à l'art, par exemple. Je pense qu'il a semblé plus naturel, du coup, de commencer à rédiger une licence, d'un point de vue français, sur un domaine différent (son application à l'art), histoire de partir au moins sur une base de discussion concrète.

    Ca n'empêche pas une communication plus grande entre les initiatives, sans doute.

    Est-ce qu'un tel effort à été fournit pour la LAL, comment la licences a-t-elle été validées, quelles sont les failles, etc.

    La LAL est nettement plus jeune que la GPL ; c'est clair. Elle a d'abord été écrite en suivant la GPL. Elle a probablement des failles, il y a déjà quelques détails dont on discute, mais il faut encore creuser, avoir des retours d'expériences...

    Je me trompe peut-etre mais j'ai pour l'instant plus confiance dans la validité de la GPL que dans celle de la LAL par rapport au copyleft et aux libertés que l'auteur peut transmettre.

    J'ai tendance à plutôt distinguer la GPL et la LAL pour les domaines d'applications plus "naturels" qui leurs sont attachés : le logiciel pour l'une, l'expression artistique pour l'autre.

    Bon, avec tout ça, j'avais commencé à gratter un papier pour faire une comparaison de plusieurs licences libres, points par points, et faire une sorte de guide "quelles licences pour quelles usages et quelles conditions ?". Est-ce que c'est une entreprise vouée à l'échec, du coup ?