• [^] # Re: Le film OpenSource...

    Posté par . En réponse à la dépêche Le film OpenSource.... Évalué à 1.

    Si on a besoin de licences aussi précises, c'est parce que le terme de "copyleft" ne signifie rien juridiquement, et qu'il est établi, en général ; légalement, il faut un contrat (une licence) pour établir de quoi il s'agit. Cela peut se dire de différentes façons (langue, expression), pour différents objets (logiciel, documentation, art, etc).

    C'est bien ça le problème, le copyleft n'existe pas juridiquement, donc il faut passer par des licences. Or une licence ne définit pas non plus le copyleft, elle définit des droits, en général par rapport à elle. Si une licence définit le copyleft et accepte la transition vers d'autres licences copyleft, tout va bien, mais les licences se contentent de faire référence à elles-mêmes.

    Evidemment ; mais si on peut montrer qu'elles disent la même chose, l'obstacle est levé. Non, pour moi, l'incompatibilité n'est ni évidente, ni définitive.

    Mais les licences ne disent pas la même chose. Elles disent que les travaux dérivés doivent rester sous la même licence, elles ne disent pas que les travaux doivent être copyleft. C'est très différent.

    Oui, parce que le copyleft, en soi, n'existe pas. Il n'y a pas de texte de loi le définissant, et c'est normal : le copyleft est un concept qui émerge d'un ensemble de dispositions contractuelles, dans un arrangement, un contrat librement établi entre personnes, se reposant sur la loi.

    Là, non, le copyleft existe en tant que concept aussi concrètement que le copyright. Seulement il n'a pas de support légal. Le copyleft ne vient pas des licences, c'est exactement l'inverse : c'est pour des raisons pratiques qu'il est mis en place à l'aide du copyright. L'idée est celle de créer des objets publics, sur lesquels les utilisateurs ont autant de droits que les auteurs, pourvu que les évolutions de l'objet reste publique. Cette idée a pu être quasiment mise en place avec des licences, c'est beaucoup plus simple que de faire faire des lois créant le concept de copyleft (ça aurait été illusoire, et à faire passer au niveau du droit international).

    Pour un français lambda, (...)

    Si on se restreint aux francais, on ne va pas loin, il faut que le copyleft fonctionne sans frontière. Le fait que la LAL soit en francais ne compte pas pour la compréhension, la GPL est traduite, peu importe que les traductions ne soient pas officielles pour telles ou telles raisons, il suffit de voir qui sont les auteurs des traductions. Ensuite, la GPL est certes plus complexe et orientée logiciel, mais puisque tu reconnais qu'il faut un site dédié, une FAQ et tout un effort de vulgarisation, pourquoi ne pas accepter que l'accès à la GPL utilise les même procédés. Je pense aux FAQ et autres que l'on trouve sur la GPL, ça suffit pour la comprendre. Beaucoup de développeurs se sont contentés de ça. Je pense qu'une collaboration avec la FSF pour créer des notices complémentaires pour divers domaines, avec les FAQ et l'info associées, aurait été plus productif au sens où le même résultat aurait été atteint mais sans risque d'incompatibilité.

    C'est à dire ? (question innocente et sincère).

    La FSF a mis des années à établir correctement ses licences, et il reste encore des failles. Le travail me parait immense. Est-ce qu'un tel effort à été fournit pour la LAL, comment la licences a-t-elle été validées, quelles sont les failles, etc. Je me trompe peut-etre mais j'ai pour l'instant plus confiance dans la validité de la GPL que dans celle de la LAL par rapport au copyleft et aux libertés que l'auteur peut transmettre.