Intéressant point de vue...
Pour compléter, j'ajouterai juste ceci :
Ayant toujours été "fasciné" par les OS *NIX, je reste tout de même à l'écoute du "reste du monde", parfois contraint (Windows pour ne pas le citer), parfois en souvenir de mes "premiers amours" ;) (Mac)
- MacOS, j'étais encore resté à la version 7.5 et il y a quelques temps j'ai décidé de refaire un petit tour : MacOS X 10.2 que de changements... une ligne de commande tout d'abord, ô Joie ! et encore/toujours cette interface novatrice. Heureusement ont été mis de côté ces interminables panneaux de configuration et extensions systèmes pour une interface synthétique. Installation triviale, configuration/personnalisation "de base" idem mais pour la configuration avancée... hum, hum... mieux vaut ne pas mélanger interfaces - ligne de commande et toujours cette notion dénaturée d'utilisateur avec un profil d'administration : on ne sait que comprendre car il est censé pouvoir administrer la machine mais.... ne peut pas tout faire. Côté applicatif, mise à part la suite de logiciels "multimédia" iBlah-Blah (iTunes, iMovies...j'crois) pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Bref, on a le sentiment d'avoir le beurre (interfaces) et l'argent du beurre (ligne de commande) mais les deux ne font pas bon ménage (i.e pas vraiment complémentaires) et il faut mettre la main au portefeuille pour autres choses que le "multimédia". Faut que j'essaie les outils GNU dessus tiens...
- Windows, hormis le côté passionnel (licences, politique comerciale, ...) ce n'est pas si mal en somme. D'accord, NT ne gère ni ne gèrera jamais l'USB par exemple mais c'est du passé. XP a une "bonne gueule" à mon goût et 2000 est stable quoiqu'on en dise. Cependant, qu'il m'a été difficille de retrouver des habitudes de travail dans la migration W98 -> W2k -> WXP. Tout d'abord, les essais de premières heures furent pathétiques : pas de drivers fiables <=> adieu plug-&-play + base de registres vérolée. Ensuite, difficile de trouver son bonheur dans les outils de configuration/administration qui ont de plus en plus tendance à offrir des choix qui ferment la BdD courante pour en ouvrir une autre; du coup, on passe son temps à cliquer sans pouvoir disposer d'une vue synthétique (même si elle existe depuis W2k). L'article évoquait la multitude de "logiciels" des distributions, W ne fait pas mieux pour peu qu'on installe un driver de carte audio par exemple on se retrouve avec un lecteur multimedia de base (W Media Player, le(s) lecteur(s) tiers installés avec les drivers, le shareware "bidule-kon-a-l'habitude-d'utiliser). Simple au premier abord, il y a définitivement trop de détails incompréhensibles/non documentés (multitudes de services pas toujours orthodoxes, process en expansion, système non configurable ou de manière obscure -base de registres-).
Bref, ici aussi la qualité est hétérogène et les choix d'ergonomie qui ont fait la renommée de W sont, à mon sens, devenus discutables. Si je devais ne retenir qu'un logiciel, je garderais l'Explorateur même s'il est encore trop intégré à l'OS et a tendance à freezer le système.
- *NIX, entre Solaris, True64, HP/UX et AIX, j'ai un petit faible pour le dernier au niveau (1) compréhension/logique globale de l'organisation du système (2) qualité/accessibilité de la documentation (3) outils intégrés d'administration, SMIT, mêlant interface et ligne de commande au choix de l'utilisateur.
Mais c'est avec Linux que l'on découvre le plaisir de l'interface <=> adieu CDE, hello Gnome & KDE. A l'inverse, c'est aussi avec lui (passez moi l'expression) qu'on en chie ;o) et, à mon sens, c'est l'atout de cette profusion logicielle (liberté du choix) qui devient un inconvénient (redondance inutile, faible diffusion de guides applicatifs, difficulté à appréhender le système dans son ensemble) car s'il y a des domaines applicatifs où je sois certain de mon fait, d'autres en revanche... et je ne souhaite pas exercer cette liberté de choix parce que (1) je ne dispose pas du temps nécessaire pour comparer l'offre logicielle (2) ce domaine ne m'intéresse pas (3) je finis par me dire que c'est inutile et/ou une cause de dysfonctionnement (sécurité, charge du système...)
Bref, avec Linux j'ai enfin la possibilité de mairiser mon système dans ses plus infimes détails dans son aspect administration (vrai avec les *NIX en général) tout en tendant vers une interface conviviale et dégagé des préoccupations propriétaires __MAIS__ ...
Chacun de ces trois "OS suite" (au sens large de la philosophie, abstraction faite de versions précises) oblige une remise en cause de ses habitudes de travail et, clairement, ma préférence va aux Unix et à Linux en particulier (même si Linux Is Not UniX ;). Cependant , l'orientation "Desktop" de Linux ne doit pas faire oublier que :
- l'administration est encore parfois brouillonne <=> complexe (i.e non synthétique)
- l'offre logicielle pléthorique peut rebuter
- n'en déplaise à certains, le "bureau" Gnome ou KDE n'a pas grand chose d'original.
Mais parmi tous ses concurrents, il reste à mes yeux l'OS en perpétuelle gestation (comme pu l'être MacOS au moment du virage PowerPC) le plus dynamique : tous les espoirs sont permis contrairement à ce que le môsieur essaie de montrer dans son article...
[^] # OS : des habitudes de travail
Posté par Quzqo . En réponse à la dépêche Les distributions Linux ne sont pas prêtes pour le bureau.. Évalué à 4.