Le citoyen s'il est en droit de faire confiance à son gouvernement actuel, ce qui est purement subjectif, ne doit pas ignorer les risques de dérives ou de renversements de situation. La démocratie n'est pas une chose acquise pour l'éternité.
Si dans 50 ans un gouvernement réactionnaire à la Mc Carthy vient vous ressortir votre implication dans les logiciels libres comme un acte de subversion communiste vous aurez l'air fin.
D'autre part faire aveuglément confiance dans un gouvernement (au sens des trois pouvoirs, législatif, éxécutif et judiciaire), même démocratique, pour juger objectivement de tous les actes de ses citoyens relève de la naïveté. Gouverner c'est faire des choix, parfois les cas limites ne sont pas éxaminés dans toute leur complexité, l'erreur les imprécisions et les débordements sont inévitables. Un gouvernement c'est aussi et surtout un ensemble de personnes avec des buts et des opinions différentes, il ne s'agit pas d'une volonté unique et bienveillante mais d'un ensemble de volontées pas toujours aussi bienveillantes et qui couvrent tous les extrêmes.
prenons deux exemples simples. Vous êtes un adulte majeur obnubilé par un fantasme, prenons... les femmes en moon boots. Fantasme absolument ridicule, mais vous ne maîtrisez pas, c'est comme ça. Dans 20 ans rassurez vous la morale n'aura évoluée au point d'interdire ce type de fantasme, mais vous, vous aurez décidé de devenir maire de Lourdes. Et là vos adversaires politiques qui sont enplace détiennent des dossiers sur vous fournis par votre fournisseur d'accès qui roule pour eux et ils déballent en place publique vos fantasmes ridicules...
Deuxième exemple, demain je monte une boîte de lobbying. Mon boulot, recruter à très cher des agents administratifs ayant des accès aux données, et faire de recoupements avec ces données pour faire pression sur des groupes en se faisant payer par d'autres, par exemple je me fais payer par des dev Gnome pour démonter des dev de KDE. Je me servirai des toutes les infos de flicage disponibles pour leur pourrir la vie, on a vu untel avec une dame dans la rue -> chantage à la maîtresse auprès de sa femme, on a vu machin dans une belle voiture de sport à son ami -> dénonciation calomnieuse au fisc, envoyer des faux mails de sa part... que des preuves plausibles, rendues très plausibles par l'accumulation des données numérisées (et traficables), et le tour est joué, on pourrit la vie sans même s'embarraser de vérité ou de jugement final.
voilà quoi, vive le numérique et le tout câblé, que celui qui n'a rien à se reprocher sache qu'on trouvera bien quelque chose un jour qui ne plaira pas à quelqu'un...
[^] # Re: Y'a comme quelque chose de pourri au royaume du numérique
Posté par Rage . En réponse à la dépêche Y'a comme quelque chose de pourri au royaume du numérique. Évalué à 5.
Le citoyen s'il est en droit de faire confiance à son gouvernement actuel, ce qui est purement subjectif, ne doit pas ignorer les risques de dérives ou de renversements de situation. La démocratie n'est pas une chose acquise pour l'éternité.
Si dans 50 ans un gouvernement réactionnaire à la Mc Carthy vient vous ressortir votre implication dans les logiciels libres comme un acte de subversion communiste vous aurez l'air fin.
D'autre part faire aveuglément confiance dans un gouvernement (au sens des trois pouvoirs, législatif, éxécutif et judiciaire), même démocratique, pour juger objectivement de tous les actes de ses citoyens relève de la naïveté. Gouverner c'est faire des choix, parfois les cas limites ne sont pas éxaminés dans toute leur complexité, l'erreur les imprécisions et les débordements sont inévitables. Un gouvernement c'est aussi et surtout un ensemble de personnes avec des buts et des opinions différentes, il ne s'agit pas d'une volonté unique et bienveillante mais d'un ensemble de volontées pas toujours aussi bienveillantes et qui couvrent tous les extrêmes.
prenons deux exemples simples. Vous êtes un adulte majeur obnubilé par un fantasme, prenons... les femmes en moon boots. Fantasme absolument ridicule, mais vous ne maîtrisez pas, c'est comme ça. Dans 20 ans rassurez vous la morale n'aura évoluée au point d'interdire ce type de fantasme, mais vous, vous aurez décidé de devenir maire de Lourdes. Et là vos adversaires politiques qui sont enplace détiennent des dossiers sur vous fournis par votre fournisseur d'accès qui roule pour eux et ils déballent en place publique vos fantasmes ridicules...
Deuxième exemple, demain je monte une boîte de lobbying. Mon boulot, recruter à très cher des agents administratifs ayant des accès aux données, et faire de recoupements avec ces données pour faire pression sur des groupes en se faisant payer par d'autres, par exemple je me fais payer par des dev Gnome pour démonter des dev de KDE. Je me servirai des toutes les infos de flicage disponibles pour leur pourrir la vie, on a vu untel avec une dame dans la rue -> chantage à la maîtresse auprès de sa femme, on a vu machin dans une belle voiture de sport à son ami -> dénonciation calomnieuse au fisc, envoyer des faux mails de sa part... que des preuves plausibles, rendues très plausibles par l'accumulation des données numérisées (et traficables), et le tour est joué, on pourrit la vie sans même s'embarraser de vérité ou de jugement final.
voilà quoi, vive le numérique et le tout câblé, que celui qui n'a rien à se reprocher sache qu'on trouvera bien quelque chose un jour qui ne plaira pas à quelqu'un...