« « Cher.e.s compatriotes ». Où était parti l’accent grave sur la forme féminine de cher ? ». C’est un bon point, mais est-ce un vrai problème, dans le fond ?
Je profite de cette remarque pour illustrer le comportement des "militant.e.s" de l'écriture inclusive, qui ont tendance justement à voir plus de sous-entendus qu'il n'y en a vraiment dans l'écriture conventionnelle de la plupart des personnes :
"Ah, tu ne vois pas le problème ? Pas d'accent, ça sous-entend encore que la forme masculine l'emporte sur le féminin ! Au bûcher, espèce de sexiste !"
Donc même avec cette écriture supposée inclusive, en cherchant la petite bête on peut encore trouver des sous-entendus sexistes...
(Au passage, n'est-ce pas une intéressante propriété du français de pouvoir écrire "la forme masculine" et "le féminin" ? :-)
Je suis à peu près certain qu'en utilisant le mot "homme" Descartes (et autres auteurs des mêmes époques) veut dire "humain" et pas "monsieur l'humain de sexe masculin". C'est malheureux que certains lecteurs d'aujourd'hui y voient un sous-entendu sexiste.
Autrement, je suis d'accord que le texte de cet académicien n'est pas excellent pour les raisons que tu cites, mais son message principal "essayons d'éliminer les tournures discriminantes sans sacrifier la lisibilité" est à mon avis raisonnable. D'ailleurs, pour répondre à la fin de ton message, tout ce que je propose moi c'est d'utiliser la forme d'écriture inclusive la plus lisible, c'est-à-dire l'invention de noms féminins quand ils manquent (typiquement pour des professions ou des fonctions) plutôt que l'utilisation de points ou traits d'union comme dans "utilisateur.ice.s" et le raccourci des articles en le/la au lieu de prendre la peine d'écrire lisiblement les deux options l'une à la suite de l'autre.
[^] # Re: Guide pratique
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Répliquer ses vidéos Peertube − premiers pas. Évalué à 5. Dernière modification le 15 juillet 2018 à 00:22.
Je profite de cette remarque pour illustrer le comportement des "militant.e.s" de l'écriture inclusive, qui ont tendance justement à voir plus de sous-entendus qu'il n'y en a vraiment dans l'écriture conventionnelle de la plupart des personnes :
Donc même avec cette écriture supposée inclusive, en cherchant la petite bête on peut encore trouver des sous-entendus sexistes...
(Au passage, n'est-ce pas une intéressante propriété du français de pouvoir écrire "la forme masculine" et "le féminin" ? :-)
Je suis à peu près certain qu'en utilisant le mot "homme" Descartes (et autres auteurs des mêmes époques) veut dire "humain" et pas "monsieur l'humain de sexe masculin". C'est malheureux que certains lecteurs d'aujourd'hui y voient un sous-entendu sexiste.
Autrement, je suis d'accord que le texte de cet académicien n'est pas excellent pour les raisons que tu cites, mais son message principal "essayons d'éliminer les tournures discriminantes sans sacrifier la lisibilité" est à mon avis raisonnable. D'ailleurs, pour répondre à la fin de ton message, tout ce que je propose moi c'est d'utiliser la forme d'écriture inclusive la plus lisible, c'est-à-dire l'invention de noms féminins quand ils manquent (typiquement pour des professions ou des fonctions) plutôt que l'utilisation de points ou traits d'union comme dans "utilisateur.ice.s" et le raccourci des articles en le/la au lieu de prendre la peine d'écrire lisiblement les deux options l'une à la suite de l'autre.