• [^] # Copie brute

    Posté par . En réponse au journal Migrer Windows 10 d'un disque BIOS/MBR, vers un SSD en mode UEFI/GPT avec des logiciels libres. Évalué à 3.

    De manière à simplifier la vie des utilisateurs de serveurs beaucoup de distributions utilisent de UUID de type : UUID=aba14cd9-97d5-4bc5-8ae9-3bfc3a2b2f2e

    Du coup, si tu changes un disque dur avec dd, ton système ne boutera plus du tout ...

    En général, c’est l’UUID de la partition qui est utilisée, et avec une copie brute avec un outil comme dd (je conseillerais GNU ddrescue, même si le disque d’origine ne présente pas d’erreurs, il est plus rapide que dd), il est conservé.
    Note : on a fortement intérêt à ne pas se tromper entre la source et la destination.

    Du coup, on monte le SSD, on fait une copie brute dessus, on arrête le PC, on démonte le disque dur, on reboote, et ça doit fonctionner.

    Mais il semble à lire l’article que son auteur veut conserver le disque dur en plus du SSD. C’est là que ça se complique : deux partitions avec le même UUID, ça pose problème, surtout si c’est ce qu’on utilise pour monter le disque. En reformatant le disque dur juste après la copie sur SSD ou en changeant les UUID de ses partitions, ça doit éviter le souci.

    Bon, si on ne fait pas une copie brute de tout le disque, mais juste des partitions, il faut comme tu le dis plus loin démarrer sur clé USB et réinstaller GRUB, ce qui rend l’opération moins simple.
    Si GRUB « ne retrouve pas ses billes » avec le changement de disque, pour une raison ou pour une autre, on n’échappe pas non plus à sa réinstallation.

    Cela dit, la copie brute a des limites : il faut que le SSD soit assez grand, il faut aussi que le disque dur ait été partitionné relativement récemment (sinon l’alignement des partitions ne conviendra pas à un SSD).

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone