Pas excitant peut-être, mais il reste des défis majeurs à surmonter :
On n'a pas de solution logicielle libre pour avoir un ordinateur personnel utilisable et sécurisé contre les acteurs étatiques (à conseiller à un journaliste dans un pays totalitaire, par exemple). Même contre la cyber-criminalité, la sécurité de l'écosystème des environnements de bureau au-dessus de Linux perd de l'avance et prend du retard sur les solutions verrouillées verticalement (Windows, OSX, les versions Google d'Android). La meilleure équipe de sécurité pour les logiciels libres en ce moment est celle de Google, et c'est un peu triste.
On n'a pas réussi à faire des progrès durables sur des propositions "libres" sérieuses dans les domaines artistiques et ludiques. Même chez les gens qui sont sensibilisés au logiciel libre, l'extrême majorité continue à écouter de la musique propriétaire, jouer à des jeux propriétaires, lire des livres diffusés en des termes très privateurs et généralement consommer et subventionner de l'art qui n'est pas libre.
Quelques idées de gestes qui avancent dans la bonne direction:
Pour le premier point, apprendre à utiliser des techniques de programmation plus sûres et s'en servir dans ses projets libres. Essayer des langages qui rendent moins facile les failles, des outils de vérification de programmes, des architectures logicielles mieux compartementalisées et mieux conçues pour la sécurité.
Pour le second point, essayer au moins de se renseigner sur l'offre qui existe aujourd'hui et leur apporter un peu de publicité. Jouer à Battle for Wesnoth ou Xonotic (par exemple), écouter Regis Gronoff (par exemple), ou acheter et lire les auteurs de la maison d'édition C&F éditions qui propose des livres intéressants (souvent sur des thèmes pertinents pour les libristes), sans DRMs et qui essaie de transposer des idées de licences ouvertes à l'édition en poussant la licence Édition Équitable.
[^] # Re: Excité !
Posté par gasche . En réponse au journal Un rachat, un summit et un BIOS qui s'ouvre de plus en plus grâce à linux. Évalué à 0. Dernière modification le 24 juin 2018 à 18:24.
Pas excitant peut-être, mais il reste des défis majeurs à surmonter :
On n'a pas de solution logicielle libre pour avoir un ordinateur personnel utilisable et sécurisé contre les acteurs étatiques (à conseiller à un journaliste dans un pays totalitaire, par exemple). Même contre la cyber-criminalité, la sécurité de l'écosystème des environnements de bureau au-dessus de Linux perd de l'avance et prend du retard sur les solutions verrouillées verticalement (Windows, OSX, les versions Google d'Android). La meilleure équipe de sécurité pour les logiciels libres en ce moment est celle de Google, et c'est un peu triste.
On n'a pas réussi à faire des progrès durables sur des propositions "libres" sérieuses dans les domaines artistiques et ludiques. Même chez les gens qui sont sensibilisés au logiciel libre, l'extrême majorité continue à écouter de la musique propriétaire, jouer à des jeux propriétaires, lire des livres diffusés en des termes très privateurs et généralement consommer et subventionner de l'art qui n'est pas libre.
Quelques idées de gestes qui avancent dans la bonne direction:
Pour le premier point, apprendre à utiliser des techniques de programmation plus sûres et s'en servir dans ses projets libres. Essayer des langages qui rendent moins facile les failles, des outils de vérification de programmes, des architectures logicielles mieux compartementalisées et mieux conçues pour la sécurité.
Pour le second point, essayer au moins de se renseigner sur l'offre qui existe aujourd'hui et leur apporter un peu de publicité. Jouer à Battle for Wesnoth ou Xonotic (par exemple), écouter Regis Gronoff (par exemple), ou acheter et lire les auteurs de la maison d'édition C&F éditions qui propose des livres intéressants (souvent sur des thèmes pertinents pour les libristes), sans DRMs et qui essaie de transposer des idées de licences ouvertes à l'édition en poussant la licence Édition Équitable.