"Pourquoi les gens qui crééent des oeuvres intellectuelles et pas du matériel seraient t-ils les seuls à avoir du mal à transmettre à leur descendance les fruits de leur travail ?"
Parce que c'est le premier argument simpliste qu'on a trouvé pour exprimer notre colère face à la misérable attitude des éditions PUF, et face à l'extension régulière de la durée des droits patrimoniaux d'auteur. Mais rudjudju jusqu'où s'arrêteront-ils ? :-)
Le débat sur l'héritage est complêtement hors sujet, merci de mettre des -1 à tout le monde ! Mais puisque tout le monde donne son avis : tous les héritages contribue à l'inégalité des chances, c'est injuste, mais tant que l'on pourra être inquiet pour l'avenir matériel de ses enfants il est complêtement irréaliste de vouloir s'y opposer. On peut en reparler dans 100 ans, svp ?
Concernant le droit patrimonial d'auteur, pourquoi ne dure-t-il pas éternellement comme le droit moral d'auteur ou la propriété d'un bien matériel ? Parce qu'il ne s'agit pas en réalité d'un droit de propriété, mais d'un compromis politique destiné à garantir le mieux possible l'intérêt général.
C'était un bon compromis. Mais aujourd'hui avec la reproductibilité numérique généralisée, on perçoit confusément que l'intérêt général pourrait être bien mieux servi si on nous laissait faire nos bibliothèque virtuelles tranquilement. En même temps, le système de rémunération actuel des écrivains et des éditeurs fonctionnent un petit peu, et on ne veut pas tout casser.
Il s'agit donc maintenant de trouver un nouveau compromis. Personnellement à vue de nez, je dirais 50 ans après la première publication de l'oeuvre. Avec une exception, l'oeuvre tomberait dans le domaine public au bout de seulement 20 ans, en ce qui concerne les supports numériques. Et je ne trouverais rien de choquant à ce que l'état accorde une subvention proportionnelle aux nombres de ventes, mais plafonné, pour soutenir les petits écrivains.
Voilà, provisoirement en tout cas. Moi de toutes façons, ce que je préfère c'est les écrivains qui publient en licences libres ou même semi-libres (open-content option b, j'aime bien).
Quant à Tintin et Mickey, il me semble que la logique du droit moral d'auteur implique de rendre obligatoire une signalétique "vrai tintin" ou "faux tintin" selon que l'on est la légitimité ou non. Et cela ad vitam eternam. Je laisse la question de la légitimité aux juges et aux législateurs.
Maintenant, dites moi pour quel parti je dois voter pour faire avancer mes idée ? :-(
[^] # Re: Cachez ce domaine public que je ne saurais voir
Posté par Séverin Tagliante-Saracino . En réponse à la dépêche Cachez ce domaine public que je ne saurais voir. Évalué à 2.
Parce que c'est le premier argument simpliste qu'on a trouvé pour exprimer notre colère face à la misérable attitude des éditions PUF, et face à l'extension régulière de la durée des droits patrimoniaux d'auteur. Mais rudjudju jusqu'où s'arrêteront-ils ? :-)
Le débat sur l'héritage est complêtement hors sujet, merci de mettre des -1 à tout le monde ! Mais puisque tout le monde donne son avis : tous les héritages contribue à l'inégalité des chances, c'est injuste, mais tant que l'on pourra être inquiet pour l'avenir matériel de ses enfants il est complêtement irréaliste de vouloir s'y opposer. On peut en reparler dans 100 ans, svp ?
Concernant le droit patrimonial d'auteur, pourquoi ne dure-t-il pas éternellement comme le droit moral d'auteur ou la propriété d'un bien matériel ? Parce qu'il ne s'agit pas en réalité d'un droit de propriété, mais d'un compromis politique destiné à garantir le mieux possible l'intérêt général.
C'était un bon compromis. Mais aujourd'hui avec la reproductibilité numérique généralisée, on perçoit confusément que l'intérêt général pourrait être bien mieux servi si on nous laissait faire nos bibliothèque virtuelles tranquilement. En même temps, le système de rémunération actuel des écrivains et des éditeurs fonctionnent un petit peu, et on ne veut pas tout casser.
Il s'agit donc maintenant de trouver un nouveau compromis. Personnellement à vue de nez, je dirais 50 ans après la première publication de l'oeuvre. Avec une exception, l'oeuvre tomberait dans le domaine public au bout de seulement 20 ans, en ce qui concerne les supports numériques. Et je ne trouverais rien de choquant à ce que l'état accorde une subvention proportionnelle aux nombres de ventes, mais plafonné, pour soutenir les petits écrivains.
Voilà, provisoirement en tout cas. Moi de toutes façons, ce que je préfère c'est les écrivains qui publient en licences libres ou même semi-libres (open-content option b, j'aime bien).
Quant à Tintin et Mickey, il me semble que la logique du droit moral d'auteur implique de rendre obligatoire une signalétique "vrai tintin" ou "faux tintin" selon que l'on est la légitimité ou non. Et cela ad vitam eternam. Je laisse la question de la légitimité aux juges et aux législateurs.
Maintenant, dites moi pour quel parti je dois voter pour faire avancer mes idée ? :-(