• # Culture et Démocratie

    Posté par . En réponse à la dépêche Cachez ce domaine public que je ne saurais voir. Évalué à 0.

    Au risque de passer pour le mouton noir de cette discutions et de briser ce bel unanimisme, je dois néanmoins vous rappeler que les PUF ont frôlé la liquidation judiciaire il n'y a pas si longtemps. Elle ont été obligé de fermer leur librairie prés de la Sorbonne (il y a un magasin de vétement US à la place). Et n'ont dût leur survie qu'à la qualité de leur catalogue, c'est à dire, en fin de compte, à leur droit exclusif sur des œuvres.

    Certainement, ces droits en apparence freinent la diffusion de la connaissance. Mais réfléchissons un peu. S'ils disparaissaient qui pourrait encore imprimer des livres ? Le seul critère serait le coût d'impression. Or il est bien connu qu'un marché ou seul les coûts sont une donnée structurelle tend à sérieusement limiter le chois du consommateur. En effet, plus le tirage pour un même livre est élevé, plus les coûts baissent, c'est évident. En conséquence serai interdit d'imprimerie tous les ouvrages n'ayant qu'un faible public, ou un publique spécialisé. Je pense en particulier (car ceci je le connais) à tous les domaines des sciences humaines, ou les tirages sont souvent inférieurs à 2000 exemplaires. Ou alors à des prix tel que seul les plus riches pourraient se les offrire. Inutile de dire de plus que l’édition échapperait totalement au contrôle d’entreprises françaises. Notre culture serait à la discrétion d’on ne sait qu’elle entreprise Anglo-Saxon ou Chinoise qui ne vendrai que des livres de niveau Bac au maximum…

    De plus, vous en conviendrez, la disparition des droits n’encouragerait absolument pas la parution de nouveaux auteurs. Pourquoi prendre un risque ? Même si l’auteur se vend à des millions d’exemplaire, moins d’une semaine après, d’autres impressions risquent d’apparaître…
    Et comme ils ne se vendent déjà pas à des millions d’exemplaires, mais à quelques centaines par ans, penser que des entreprises étrangères prendraient le moindre risque pour des auteurs français…

    Bref, outre qu’elle provoquerait la disparition des PUF, qui est tout de même l’un des piliers de notre culture, la disparition des droits ferait revenir la France au droit de l’ancien régime, c’est à dire pour ce qui nous concerne à l’absence de droit.

    Je sais que ce poste va à l’encontre des convictions de beaucoup ici, et que certains vont me le faire payer en votant autant qu’ils le peuvent contre moi. Ce qui n’est à dire vrai pas un argument valable. Car enfin, si la culture devait se répandre etc.. Pourquoi si peu de livres sérieux sont ils vendues en France, pays au habitants fort riche ?