Pour avoir bosser pour le labo de canal+ sur le sujet, je peux dire qu'il y a un monde entre une carte à puce, et un microcontrôleur classique. Bien sur, je ne dirais pas que c'est impossible, mais conceptuellement être capable de sortir un secret d'une carte à puce particulière (et non un secret identique recopié sur 20 puces), c'est vraiment très compliqué, avoir un FIB, un LSM, un AFM, un microscope électronique, n'aide pas vraiment.
Pour faire ça, il faut connaitre parfaitement le modèle de la puce elle-même, voir si elle a une faiblesse. Ensuite, il vaut mieux avoir une autre clef avec le logiciel utilisé dans la cible, pour voir si le soft à une faiblesse. Et ensuite, s'attaquer à la clef cible en question, sachant qu'il y a une haute proba de destruction.
Dans un microcontrôleur, il suffit souvent d'utiliser le JTAG.
La sécurité est forcément par la sécurité car chaque mesure est imparfaite. L'exemple du shield est intéressant. Ils ont fait une version avec un registre il fallait lire et écrire dedans pour voir si un fil était coupé. Mais cela laissait quelques milliers de cycle à l'allumage sans protection. Ensuite, ils ont fait des "versions analogiques" qui mesuraient la résistance du shield pour détecter un by-pass. L'emplacement des détecteurs de laser n'est pas connu, cela oblige l'attaquant a cartographier la puce, pour ne pas taper dedans. Si une sécurité repose sur un nombre secret, si il est connu, cela ne marche plus (clef de chiffrage de la mémoire, ou autre), etc...
Le comportement du CMOS est connu, c'est presque une boite blanche, le seul moyen de planquer quelques choses dedans, c'est de faire une boite et de faire grossir la meule de foin.
[^] # Re: euh...
Posté par Nicolas Boulay (site web personnel) . En réponse à la dépêche Gnuk, NeuG, FST-01 : entre cryptographie et matériel libre. Évalué à 3.
Pour avoir bosser pour le labo de canal+ sur le sujet, je peux dire qu'il y a un monde entre une carte à puce, et un microcontrôleur classique. Bien sur, je ne dirais pas que c'est impossible, mais conceptuellement être capable de sortir un secret d'une carte à puce particulière (et non un secret identique recopié sur 20 puces), c'est vraiment très compliqué, avoir un FIB, un LSM, un AFM, un microscope électronique, n'aide pas vraiment.
Pour faire ça, il faut connaitre parfaitement le modèle de la puce elle-même, voir si elle a une faiblesse. Ensuite, il vaut mieux avoir une autre clef avec le logiciel utilisé dans la cible, pour voir si le soft à une faiblesse. Et ensuite, s'attaquer à la clef cible en question, sachant qu'il y a une haute proba de destruction.
Dans un microcontrôleur, il suffit souvent d'utiliser le JTAG.
La sécurité est forcément par la sécurité car chaque mesure est imparfaite. L'exemple du shield est intéressant. Ils ont fait une version avec un registre il fallait lire et écrire dedans pour voir si un fil était coupé. Mais cela laissait quelques milliers de cycle à l'allumage sans protection. Ensuite, ils ont fait des "versions analogiques" qui mesuraient la résistance du shield pour détecter un by-pass. L'emplacement des détecteurs de laser n'est pas connu, cela oblige l'attaquant a cartographier la puce, pour ne pas taper dedans. Si une sécurité repose sur un nombre secret, si il est connu, cela ne marche plus (clef de chiffrage de la mémoire, ou autre), etc...
Le comportement du CMOS est connu, c'est presque une boite blanche, le seul moyen de planquer quelques choses dedans, c'est de faire une boite et de faire grossir la meule de foin.
"La première sécurité est la liberté"