se sentir fier de ne rien devoir financièrement à l'état (c'est comme ça que je l'ai compris)
Tu l'as bien compris, mais ce n'est plus une quiétude qu'une fierté : les projets subventionné sont généralement des gouffres à paperasse, permettent de financer les choses qu'à moitié, et surtout créent une dépendance à la fois financière et politique, et bien souvent génèrent de la précarité (on recrute sur un projet, avec un salaire minimal, et à la fin du projet, bye bye) Autant d'arguments pour ne pas mettre le doigt dans l'engrenage ou alors de manière indirecte.
tout en profitant de ce système appelez le comme ça vous arrange
Encore une fois, ce sont les donateurs qui bénéficient du « système », et ce système est plutôt vertueux : il permet de valoriser le don, au même titre que nous pouvons aussi valoriser le bénévolat, qui est une autre forme de don. Cf Code général des impôts : la défiscalisation du don aux organismes d'intérêts général (et encore, pas tous) est une très vieille disposition du Code des impôts. Je ne saurais dire la date exacte mais on remonte au début XXe siècle. Avec un don, un donateur exerce un fléchage direct de l'utilité de son argent et comme par ailleurs il contribue au pot commun des impôts, il est normal qu'il soit exempté pour une part de son don, vu que, étant donné le caractère d'intérêt général de l'organisme en question, il a bien fait preuve de sa cotisation à l'intérêt général. Ce « système » n'invite pas à en « profiter », il ne génère aucun profit : il oeuvre dans l'intérêt général. A ce titre, l'argent du don ne va dans la poche de personne : il sert à payer des salariés, à faire des investissements, des achats de fonctionnement et des compte-rendus sont fournis. L'argent de la défiscalisation, lui, n'est pas un profit non plus : c'est une réduction d'impôt pour le donateur parce qu'il a déjà contribué à l'intérêt général par son don et comme cette défiscalisation n'est pas de 100% du don, il dépense donc plus qu'il ne devrait (sauf dans le cas des calculs visant les déplafonnements mais qui ne concernent qu'une frange bien spécifique de donateurs et plutôt rares).
Affirmer que nous (qui ? Framasoft ? ses membres ?) « profitons » revient à nier notre engagement dans l'intérêt général et j'aime mieux dire que, très franchement, quand on rentre du boulot et qu'on se re-investi pour une asso (Framasoft ou n'importe quelle autre asso, c'est valable pour tout le monde), on se dit parfois qu'on serait mieux à glander devant une série TV à la con ou profiter de sa famille, etc.
(les frama-groupies qui pensent qu'un frama-service c'est un service libre, vous n'y êtes presque pour rien)
J'ai du mal à comprendre cette remarque à part le fait que, lorsque je lis ton commentaire précédent à propos de nos CGU, je crois qu'on ne sera pas d'accord sur la définition de "libre" voire même la notion de liberté elle-même. Mais ce n'est pas grave.
[^] # Re: Victoire pour Framagit ... défaite pour Framasoft (ou pas !)
Posté par Christophe Masutti . En réponse au journal Une victoire pour Framagit. Évalué à 8.
Tu l'as bien compris, mais ce n'est plus une quiétude qu'une fierté : les projets subventionné sont généralement des gouffres à paperasse, permettent de financer les choses qu'à moitié, et surtout créent une dépendance à la fois financière et politique, et bien souvent génèrent de la précarité (on recrute sur un projet, avec un salaire minimal, et à la fin du projet, bye bye) Autant d'arguments pour ne pas mettre le doigt dans l'engrenage ou alors de manière indirecte.
Encore une fois, ce sont les donateurs qui bénéficient du « système », et ce système est plutôt vertueux : il permet de valoriser le don, au même titre que nous pouvons aussi valoriser le bénévolat, qui est une autre forme de don. Cf Code général des impôts : la défiscalisation du don aux organismes d'intérêts général (et encore, pas tous) est une très vieille disposition du Code des impôts. Je ne saurais dire la date exacte mais on remonte au début XXe siècle. Avec un don, un donateur exerce un fléchage direct de l'utilité de son argent et comme par ailleurs il contribue au pot commun des impôts, il est normal qu'il soit exempté pour une part de son don, vu que, étant donné le caractère d'intérêt général de l'organisme en question, il a bien fait preuve de sa cotisation à l'intérêt général. Ce « système » n'invite pas à en « profiter », il ne génère aucun profit : il oeuvre dans l'intérêt général. A ce titre, l'argent du don ne va dans la poche de personne : il sert à payer des salariés, à faire des investissements, des achats de fonctionnement et des compte-rendus sont fournis. L'argent de la défiscalisation, lui, n'est pas un profit non plus : c'est une réduction d'impôt pour le donateur parce qu'il a déjà contribué à l'intérêt général par son don et comme cette défiscalisation n'est pas de 100% du don, il dépense donc plus qu'il ne devrait (sauf dans le cas des calculs visant les déplafonnements mais qui ne concernent qu'une frange bien spécifique de donateurs et plutôt rares).
Affirmer que nous (qui ? Framasoft ? ses membres ?) « profitons » revient à nier notre engagement dans l'intérêt général et j'aime mieux dire que, très franchement, quand on rentre du boulot et qu'on se re-investi pour une asso (Framasoft ou n'importe quelle autre asso, c'est valable pour tout le monde), on se dit parfois qu'on serait mieux à glander devant une série TV à la con ou profiter de sa famille, etc.
J'ai du mal à comprendre cette remarque à part le fait que, lorsque je lis ton commentaire précédent à propos de nos CGU, je crois qu'on ne sera pas d'accord sur la définition de "libre" voire même la notion de liberté elle-même. Mais ce n'est pas grave.