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    Posté par . En réponse au journal Parcoursup, le code !. Évalué à 3.

    Pour moi, le réel enfumage n'est pas dans le mode de sélection des étudiants.

    Il y a environ 20 ans, il y a eu un pic de natalité. Donc maintenant, on se retrouve avec beaucoup de personnes qui aimeraient faire des études supérieures. Or, le nombre de place total dans le supérieur (écoles, IUTs, facs) est strictement inférieur au nombre de postulants. Les gouvernements passés auraient pu anticiper ce problèmes en maintenant un recrutement relativement fort mais ils ne l'ont pas fait (la dette, c'est mal, les fonctionnaires, c'est mal...). Donc tout le monde n'aura pas de place. Il faut donc créer des boucs émissaires: APB puis maintenant parcours sup.

    Donc il faut faire une sélection. Par soucis d'équité, il semble raisonnable que regarder le niveau des élèves pour recruter « les bons ». Or pour des raisons pratique, il est préférable que les élèves sachent le plus tôt possible ce qu'ils feront l'année prochaine. Donc parcours sup doit fonder son choix que le contrôle continu. Mais là, on a un gros problème parce qu'un 18 de moyenne dans un établissement peut ne pas valoir un 15 dans un autre. Le seul critère à peu près fiable, c'est le bac mais il arrive trop tard. Donc les établissements compensent en appliquant des pondérations au doigt mouillé de façon totalement opaque. Mais quoi qu'on fasse « shit in, shit out ».