D'une manière générale, des préceptes très généraux, qui tournent autour de «tout travail mérite salaire» ou autres alternatives, ont bien du mal à s'intégrer avec les réalités économiques modernes.
On dirait du Macron dans le texte. Tu pars du principe que le rapport de force économique est forcément juste et justifié. Ce n'est pas forcément le cas.
On pourrait servir le même discours aux caissières d'aujourd'hui, aux mineurs de Germinal du XIXe siècle ou aux ouvriers textiles au Cambodge. Si le patron ne veut pas les augmenter, qu'ils sont en grande précarité, c'est qu'ils sont mauvais en négociation et le patron a raison.
Bref, je ne comprends pas comment, à partir d'un taux style "8%", on peut conclure que le partage est injuste.
Le partage serait juste si dans les 92% qui reste, le tout servait à payer l'impression, la promotion et les frais de l'éditeur (locaux, matériel personnel etc.). Mais dans la majorité des cas, ce n'est pas le cas. L'éditeur te dit c'est 8% (souvent c'est moins) et le reste j'en fait ce que je veux, si tu n'es pas content, tu peux prendre la porte.
C'est comme les prix de la téléphonie mobile il y a quelques années. Le prix était juste? Non. Mais il n'y avait pas d'alternative, alors tu payais ton abonnement Orange, Bouygues ou SFR très cher. Tu étais sans doute très mauvais en négociation.
[^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre
Posté par Jiel (site web personnel) . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 1.
On dirait du Macron dans le texte. Tu pars du principe que le rapport de force économique est forcément juste et justifié. Ce n'est pas forcément le cas.
On pourrait servir le même discours aux caissières d'aujourd'hui, aux mineurs de Germinal du XIXe siècle ou aux ouvriers textiles au Cambodge. Si le patron ne veut pas les augmenter, qu'ils sont en grande précarité, c'est qu'ils sont mauvais en négociation et le patron a raison.
Le partage serait juste si dans les 92% qui reste, le tout servait à payer l'impression, la promotion et les frais de l'éditeur (locaux, matériel personnel etc.). Mais dans la majorité des cas, ce n'est pas le cas. L'éditeur te dit c'est 8% (souvent c'est moins) et le reste j'en fait ce que je veux, si tu n'es pas content, tu peux prendre la porte.
C'est comme les prix de la téléphonie mobile il y a quelques années. Le prix était juste? Non. Mais il n'y avait pas d'alternative, alors tu payais ton abonnement Orange, Bouygues ou SFR très cher. Tu étais sans doute très mauvais en négociation.