• [^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre

    Posté par . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 1.

    le ratio entre celui qui créé et celui qui produit ou diffuse n'est pas équilibré.

    Comme tout dans la vie, c'est une question de rapport de force. Concrètement, c'est une négociation. Le problème, c'est que si on s'estime irremplaçable et qu'on pense faire gagner des millions à son patron, pourquoi ne pas demander plus? Et si le patron dit non, c'est que quelqu'un se trompe (le patron, ou nous). Dans le cas du monde de l'édition, le travail des créateurs est unique. L'éditeur fait son petit calcul, et il offre un partage du gateau. C'est quand même un peu étrange de la part des auteurs de se plaindre du manque de partage, puisqu'ils n'ont pas non plus l'obligation de se lier avec tel ou tel éditeur. Évidemment que l'éditeur gagne de l'argent, mais l'auteur aussi. Pourquoi est-ce que tu ne considères pas «normal» de ne gagner que 8% du prix du livre? Quel serait le taux «normal»? Il faudrait connaitre la marge exacte de l'éditeur, et surtout (ce qui est très compliqué à connaitre) son exposition au risque. Bah oui, il ne faut pas calculer sa marge seulement sur les livres qui se sont bien vendus! L'éditeur avance aussi la trésorerie (c'est une des choses les plus précieuses dans l'économie moderne)... Bref, je ne comprends pas comment, à partir d'un taux style "8%", on peut conclure que le partage est injuste.

    D'une manière générale, des préceptes très généraux, qui tournent autour de «tout travail mérite salaire» ou autres alternatives, ont bien du mal à s'intégrer avec les réalités économiques modernes.