Parce qu'il n'existe parfois pas d'autre système rémunérateur.
Mais ça ne tient pas forcément aux éditeurs. Est-ce qu'un auteur de romans accepterait de se faire salarier par un éditeur? C'est d'ailleurs un système en vigueur dans certains domaines (par exemple les romans à l'eau de rose, ou les trucs bidons sans valeur artistique). Mais si on est salarié, alors on a des instructions à suivre, une productivité à assurer, des obligations.
En dehors de passer par un éditeur relativement gros, la possibilité d'être en librairie ou dans les médias est nulle.
Peut-être peut-on au moins partiellement attribuer ça à l'idée que les éditeurs fournissent un service (communication, publicité, distribution) qu'aucun auteur serait capable de gérer lui-même?
seuls une dizaine d'écrivains (ceux qui passent à la télévision) vivent de leur métier
Mais est-ce la faute des éditeurs? Les revenus des auteurs sont grosso-modo proportionnels aux ventes. Alors certes, c'est toujours un peu triste de voir que des œuvres de qualité de ne vendent pas, mais comment veux-tu toucher de l'argent si personne ne s'intéresse à ton travail? Il faudrait qu'un sponsor (mécène privé, ou bien un institut de l'État?) te paye pour que tu puisses t'exprimer librement?
D'ailleurs, on fait souvent sur Linuxfr semblant de ne pas se rendre compte du problème financier que pose le logiciel libre ; malgré tous ses défauts, le système propriétaire assure un flux de revenu aux éditeurs, et donc un emploi rémunéré aux développeurs. Ce flux n'existe pas pour le logiciel libre, et il faut adopter des business models alternatifs, qui sont souvent très spécifiques d'une niche, et très fragiles dans le temps. Le système en vigueur dans l'industrie de la culture donne au moins un cadre dans lequel, possiblement, on peut gagner sa vie. Peu le font, mais le cadre a le mérite d'exister, et l'espoir fait vivre. Quel modèle alternatiif veux-tu donner aux auteurs? Comment gagner sa vie en publiant de l'art libre?
[^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre
Posté par arnaudus . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 2.
Mais ça ne tient pas forcément aux éditeurs. Est-ce qu'un auteur de romans accepterait de se faire salarier par un éditeur? C'est d'ailleurs un système en vigueur dans certains domaines (par exemple les romans à l'eau de rose, ou les trucs bidons sans valeur artistique). Mais si on est salarié, alors on a des instructions à suivre, une productivité à assurer, des obligations.
Peut-être peut-on au moins partiellement attribuer ça à l'idée que les éditeurs fournissent un service (communication, publicité, distribution) qu'aucun auteur serait capable de gérer lui-même?
Mais est-ce la faute des éditeurs? Les revenus des auteurs sont grosso-modo proportionnels aux ventes. Alors certes, c'est toujours un peu triste de voir que des œuvres de qualité de ne vendent pas, mais comment veux-tu toucher de l'argent si personne ne s'intéresse à ton travail? Il faudrait qu'un sponsor (mécène privé, ou bien un institut de l'État?) te paye pour que tu puisses t'exprimer librement?
D'ailleurs, on fait souvent sur Linuxfr semblant de ne pas se rendre compte du problème financier que pose le logiciel libre ; malgré tous ses défauts, le système propriétaire assure un flux de revenu aux éditeurs, et donc un emploi rémunéré aux développeurs. Ce flux n'existe pas pour le logiciel libre, et il faut adopter des business models alternatifs, qui sont souvent très spécifiques d'une niche, et très fragiles dans le temps. Le système en vigueur dans l'industrie de la culture donne au moins un cadre dans lequel, possiblement, on peut gagner sa vie. Peu le font, mais le cadre a le mérite d'exister, et l'espoir fait vivre. Quel modèle alternatiif veux-tu donner aux auteurs? Comment gagner sa vie en publiant de l'art libre?