Dans quel mesure l'appat du gain a-t-il aussi encouragé les auteurs a accepter un système de rémunération différée?
Parce qu'il n'existe parfois pas d'autre système rémunérateur. Aujourd'hui dans le cas du monde de l'édition, les éditeurs possèdent tous les principaux réseaux de diffusion et de distribution, il n'y a pas vraiment le choix. Notons qu'il plus dur et plus long pour un écrivain de se faire connaître sans publicité, qu'un groupe de musique qui peut faire concert sur concert, par exemple. En dehors de passer par un éditeur relativement gros, la possibilité d'être en librairie ou dans les médias est nulle. En France, les éditeurs prennent en général 94% du prix d'un roman et n'investissent pas tout cet argent pour promouvoir leurs auteurs, vivent très bien en faisant des bénéfices (pour les éditeurs principaux), alors que seuls une dizaine d'écrivains (ceux qui passent à la télévision) vivent de leur métier. De plus en plus de libraires sont simplement des vendeurs qui se moquent du contenu des livres. Le système n'est pas orienté pour favoriser la création mais simplement pour générer des revenus: c'est plus rentable de publier les anecdotes de Zidane ou de Johnny que de signer le roman d'un inconnu.
Donc soit un écrivain fait un roman sans vouloir se rémunérer (libre ou non), éventuellement en auto-édition, soit il veut faire écrivain de son métier et il est captif du système.
[^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre
Posté par Jiel (site web personnel) . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 2.
Parce qu'il n'existe parfois pas d'autre système rémunérateur. Aujourd'hui dans le cas du monde de l'édition, les éditeurs possèdent tous les principaux réseaux de diffusion et de distribution, il n'y a pas vraiment le choix. Notons qu'il plus dur et plus long pour un écrivain de se faire connaître sans publicité, qu'un groupe de musique qui peut faire concert sur concert, par exemple. En dehors de passer par un éditeur relativement gros, la possibilité d'être en librairie ou dans les médias est nulle. En France, les éditeurs prennent en général 94% du prix d'un roman et n'investissent pas tout cet argent pour promouvoir leurs auteurs, vivent très bien en faisant des bénéfices (pour les éditeurs principaux), alors que seuls une dizaine d'écrivains (ceux qui passent à la télévision) vivent de leur métier. De plus en plus de libraires sont simplement des vendeurs qui se moquent du contenu des livres. Le système n'est pas orienté pour favoriser la création mais simplement pour générer des revenus: c'est plus rentable de publier les anecdotes de Zidane ou de Johnny que de signer le roman d'un inconnu.
Donc soit un écrivain fait un roman sans vouloir se rémunérer (libre ou non), éventuellement en auto-édition, soit il veut faire écrivain de son métier et il est captif du système.