• [^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre

    Posté par . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 3.

    Bof, c'est pas aussi simple que ça : suppose que, dans une oeuvre littéraire, tu détectes plein faute de grammaire que toi tu as envie de corriger. Tu corriges, mais après coup, on te fait savoir que ce qui paraissait être des fautes à ton gout sont des jeux de mots que tu n'as pas saisis et qui font perdre une part de ce qui fait le charme de l'oeuvre originale. Autre exemple : une oeuvre "dérivée" qui reprendrait certains chapitres d'une oeuvre d'origine mais en réécrierait d'autres (un peu comme le fait de reprendre des bouts de code libre et d'ajouter/remplacer certaines parties ). Je suis convaincu que l'oeuvre dérivée perdrait de son sens et de sa cohérence. Et c'est là ou le logiciel et l'oeuvre d'art diffèrent : le logiciel n'est qu'une suite d'instructions qui ne sont là que pour produire un résultat donné : le code en lui même, le style de programmation, à la base, on s'en moque. Qu'unbe ou 50 personnes aient développé le code, dans des styles différents, ne change rien au résultat final, qui est la génération et transformation de données.
    Pour une oeuvre c'est différent : la raison d'être de l'oeuvre, c'est l'oeuvre elle même. Elle ne génère rien, si ce n'est un effet sur les gens qui la regarderont/liront/écouteront. L'objectif de l'auteur est d'exprimer quelque chose qui aura un effet direct sur les gens. Et dans ce cas, pour une oeuvre littéraire, chaque mot aura son importance. Pour une oeuvre visuelle, chaque couleur, chaque contraste, chaque élément sera important également.