la licence doit respecter le droit local avant tout
Et le droit local a du sens et un but. Tout comme la licence.
D'où le fait qu'utiliser une licence différente entre un outil et une œuvre d'art n'est pas incohérent.
Ce n'est pas un hasard si un roman de fiction peut décrire un personnage de fiction très négativement sans pouvoir générer une plainte pour diffamation: il y a bel et bien une différence entre un texte décrivant un personnage de fiction et un texte décrivant une personne réelle. Aucun idiots n'ira dire "mais vous êtes incohérent, vous dites que vous pouvez pas insulter une personne dans un texte, mais vous n'avez pas de problème quand vous insultez une personne dans un texte".
Là aussi, je peux juste remplacer "fictif" par "réel", j'ai juste "remplacé un mot" pour reprendre une connerie dite plus tôt.
Si tu veux éviter de capturer l'utilisateur, suffit de lui donner les sources avec liberté de le modifier et voilà. Tout en interdisant de l'utiliser par un nazi ou d'en faire un usage commercial. Tu as le contrôle sur ton logiciel et ton utilisateur n'est pas prisonnier.
Et voilà pourquoi certaines personnes explique que l'interdiction de faire un usage commercial n'est pas reconnu par le logiciel libre non pas parce que le but est de favoriser la libre concurrence, mais parce que cette interdiction peut être utilisée comme un loophole pour capturer l'utilisateur (car il est facile de prétendre que l'utilisateur fait un usage commercial dès que l'outil est utilisé dans un cadre professionnel).
Même chose pour l'interdiction d'usage pour les nazi: une telle contrainte permet "l'interdiction d'usage par ceux qui ont l'idéologie selon laquelle ils peuvent modifier le code": c'est un loophole pour continuer à capturer le client malgré la liberté de modifier les sources: il peut modifier les sources, mais, oh, le fait de modifier les sources fait qu'il ne se qualifie plus comme quelqu'un qui peut utiliser le logiciel.
Cela explique aussi pourquoi cette personne n'est pas incohérente.
Bizarrement, en face de ça, l'explication la plus raisonnable est que cette personne est folle ou totalement débile de trouver "pas bien" d'avoir une interdiction d'usage commercial pour un logiciel, mais "pas un problème" d'avoir une interdiction d'usage commercial pour une œuvre. Pas très réaliste.
Donc, non, il ne "suffit" pas de la licence que tu proposes.
La licence que tu proposes permet toujours d'emprisonner ton utilisateur, vu que l'utilisation/la modification peut être interdite facilement via des loopholes malgré le fait que ta licence présente l'illusion d'avoir la liberté de modification.
Il faut une licence plus proche de ce qu'est la licence libre, car elle est conçue pour éviter certains loopholes évidents. Et encore, elle en a loupé certains, d'où les révisions, ce qui renforce l'idée que c'est bien le but de cette licence.
Et peut-être que tu peux ergoter sur une autre licence "plus proche", mais la même chose peut être ergoté sur "ta" licence libre.
Au final, historiquement, la licence libre a été conçue dans un contexte correspondant à ce que je décris. Si elle correspond bien à tes propres besoins, parfait, tu peux l'utiliser, j'ai pas de problème avec ça. Mais ne viens pas dire qu'elle n'est pas adaptée à ce que je décris, c'est sa raison d'être historique.
[^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre
Posté par j-c_32 . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 0.
Et le droit local a du sens et un but. Tout comme la licence.
D'où le fait qu'utiliser une licence différente entre un outil et une œuvre d'art n'est pas incohérent.
Ce n'est pas un hasard si un roman de fiction peut décrire un personnage de fiction très négativement sans pouvoir générer une plainte pour diffamation: il y a bel et bien une différence entre un texte décrivant un personnage de fiction et un texte décrivant une personne réelle. Aucun idiots n'ira dire "mais vous êtes incohérent, vous dites que vous pouvez pas insulter une personne dans un texte, mais vous n'avez pas de problème quand vous insultez une personne dans un texte".
Là aussi, je peux juste remplacer "fictif" par "réel", j'ai juste "remplacé un mot" pour reprendre une connerie dite plus tôt.
Et voilà pourquoi certaines personnes explique que l'interdiction de faire un usage commercial n'est pas reconnu par le logiciel libre non pas parce que le but est de favoriser la libre concurrence, mais parce que cette interdiction peut être utilisée comme un loophole pour capturer l'utilisateur (car il est facile de prétendre que l'utilisateur fait un usage commercial dès que l'outil est utilisé dans un cadre professionnel).
Même chose pour l'interdiction d'usage pour les nazi: une telle contrainte permet "l'interdiction d'usage par ceux qui ont l'idéologie selon laquelle ils peuvent modifier le code": c'est un loophole pour continuer à capturer le client malgré la liberté de modifier les sources: il peut modifier les sources, mais, oh, le fait de modifier les sources fait qu'il ne se qualifie plus comme quelqu'un qui peut utiliser le logiciel.
Cela explique aussi pourquoi cette personne n'est pas incohérente.
Bizarrement, en face de ça, l'explication la plus raisonnable est que cette personne est folle ou totalement débile de trouver "pas bien" d'avoir une interdiction d'usage commercial pour un logiciel, mais "pas un problème" d'avoir une interdiction d'usage commercial pour une œuvre. Pas très réaliste.
Donc, non, il ne "suffit" pas de la licence que tu proposes.
La licence que tu proposes permet toujours d'emprisonner ton utilisateur, vu que l'utilisation/la modification peut être interdite facilement via des loopholes malgré le fait que ta licence présente l'illusion d'avoir la liberté de modification.
Il faut une licence plus proche de ce qu'est la licence libre, car elle est conçue pour éviter certains loopholes évidents. Et encore, elle en a loupé certains, d'où les révisions, ce qui renforce l'idée que c'est bien le but de cette licence.
Et peut-être que tu peux ergoter sur une autre licence "plus proche", mais la même chose peut être ergoté sur "ta" licence libre.
Au final, historiquement, la licence libre a été conçue dans un contexte correspondant à ce que je décris. Si elle correspond bien à tes propres besoins, parfait, tu peux l'utiliser, j'ai pas de problème avec ça. Mais ne viens pas dire qu'elle n'est pas adaptée à ce que je décris, c'est sa raison d'être historique.