Un état n'est pas obligé de s'endetter, il suffit pour cela qu'il accepte de ne pas avoir de monnaie ou bien qu'il développe son propre système monétaire indépendant des banques sans que ça ne dérange ces dernières (ce qui suppose donc une énorme capacité d'influence au niveau international, une autonomie militaire sans faille, et la possibilité de commercer tout de même avec le reste du monde pour maintenir tout cela au niveau de modernité nécessaire), ou bien qu'il essaie de vendre tout ce qu'il peut en fonction de ses besoins sans attirer la convoitise des multi-nationales ou d'autres états.
Autant dire que c'est impossible.
De plus, la monnaie étant créée sur dette, si un état n'est pas endetté (allez, y a qui ? Macao, pas d'autre à ma connaissance.) et qu'il dispose de monnaie-dette, cela veut dire que quelqu'un d'autre quelque part est endetté pour lui.
C'est mathématiquement impossible de rembourser un emprunt avec intérêt à moins que les banques ne proposent (les banques hein, pas les emprunteurs) une équivalence en biens et/ou services ("Donne-moi ta baraque et tes fringues et tu auras le droit d'à nouveau emprunter, lol"). Si l'on ajoute à cela la force militaire (oui, car une banque sans milice ne fait à la rigueur que de la propagande, ce qui ne marche que là où on a déjà un tant soit peu le pouvoir sur les esprits, d'où la nécessité de créer des lois pro-banques dont l'application sera garantie par un bras armé), la boucle est bouclée.
Le seul type d'emprunt potentiellement remboursable est l'emprunt à taux 0 (ou négatif mais c'est beaucoup plus rare et nécessite des compensations), proposé à diverses époques par des banques centrales (étatiques) mais jamais en global par les banques privées. À ce titre, je vous invite à prendre connaissance de cette sympathique petite loi pro-banques privées :
Article 123
(ex-article 101 TCE)
Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédit.
[^] # Re: Et les ressources?
Posté par Léo . En réponse à la dépêche La monnaie libre pour une économie du Libre. Évalué à 1.
Un état n'est pas obligé de s'endetter, il suffit pour cela qu'il accepte de ne pas avoir de monnaie ou bien qu'il développe son propre système monétaire indépendant des banques sans que ça ne dérange ces dernières (ce qui suppose donc une énorme capacité d'influence au niveau international, une autonomie militaire sans faille, et la possibilité de commercer tout de même avec le reste du monde pour maintenir tout cela au niveau de modernité nécessaire), ou bien qu'il essaie de vendre tout ce qu'il peut en fonction de ses besoins sans attirer la convoitise des multi-nationales ou d'autres états.
Autant dire que c'est impossible.
De plus, la monnaie étant créée sur dette, si un état n'est pas endetté (allez, y a qui ? Macao, pas d'autre à ma connaissance.) et qu'il dispose de monnaie-dette, cela veut dire que quelqu'un d'autre quelque part est endetté pour lui.
C'est mathématiquement impossible de rembourser un emprunt avec intérêt à moins que les banques ne proposent (les banques hein, pas les emprunteurs) une équivalence en biens et/ou services ("Donne-moi ta baraque et tes fringues et tu auras le droit d'à nouveau emprunter, lol"). Si l'on ajoute à cela la force militaire (oui, car une banque sans milice ne fait à la rigueur que de la propagande, ce qui ne marche que là où on a déjà un tant soit peu le pouvoir sur les esprits, d'où la nécessité de créer des lois pro-banques dont l'application sera garantie par un bras armé), la boucle est bouclée.
Le seul type d'emprunt potentiellement remboursable est l'emprunt à taux 0 (ou négatif mais c'est beaucoup plus rare et nécessite des compensations), proposé à diverses époques par des banques centrales (étatiques) mais jamais en global par les banques privées. À ce titre, je vous invite à prendre connaissance de cette sympathique petite loi pro-banques privées :
Article 123
(ex-article 101 TCE)
Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédit.
Source : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A12008E123