• # Détecteur de plagiat

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le filtrage à la source. Évalué à 2.

    Ce type de filtrage me rappelle les filtres automatiques mis en place par les éditeurs de revues scientifiques.
    Ils mettent en place des filtres afin de détecter les plagiats. C'est une bonne chose en soit mais là aussi il y a des dérives. Par exemple, un collègue s'était vu refuser un de ses articles et après avoir bataillé quelques temps, il avait pu obtenir le rapport de la moulinette. Au final, il s'était "auto-plagié". Un petit paragraphe dans la partie "Matériel et méthode" était identique à un de ses précédents articles. Les conditions expérimentales étaient strictement identiques et il avait récupéré son propre texte. Au final, il a changé légèrement le texte, utilisé la voie passive et des synonymes mais cette situation profondément débile. La science derrière l'expérience n'a pas changé pour autant. Le nouveau texte est peut-être moins clair que le premier et l'auteur n'était pas lésé par la situation. Mais non, le détecteur de plagiat a parlé et il faut se soumettre au rapport.

    Les citations (avec style imposé) ont aussi tendance à augmenter le "score" et il est terriblement désolant de voir ces outils utilisés en dépit du bon sens. Effectivement, il est possible d'avoir quelques dizaines de lignes identiques à d'autres articles à la fin. Il s'agit tout simplement de l'état de l'art. Il n'y a aucune marge de manœuvre ici car le style des citations est imposé par la revue pour des raisons de cohérence (et c'est très bien comme ça).