• # La liberté, oui, mais pas pour les autres...

    Posté par . En réponse au journal Solution au conflit de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Évalué à 7.

    Toute « (néo-)libérale » (ce mot est stupide) que notre société soit, il y a un problème de liberté dans notre monde, attendu que sans argent toute personne est vue comme un moins que rien et que l’argent ne s’acquiert que par une forme de larbinat quelconque (à moins de disposer déjà d’une fortune à investir). Il n’y a en notre société aucune place libre où expérimenter ou inventer autre chose. Tout appartient à des privés ou à l’État. Dès le départ, il faut rendre des comptes à ceux qui possèdent, ceux qui commandent. (D’où l’avantage d’être riche par défaut.)

    Et bien que beaucoup de gens se plaignent d’un État trop intrusif, de trop de lois, de trop de contraintes, de trop de misère, pour ce que je constate, il semble y avoir une haine viscérale pour toute alternative qui ne correspond pas à l’idéal que chacun se fait d’une alternative plus libre. Parce qu’en vérité, beaucoup rêvent de plus de liberté pour eux-mêmes et de plus de contraintes pour les autres (les autres, ces déchets qu’il faut tolérer).

    Ça ne vous étonne pas, par exemple, que les homos aient eu se battre pour avoir le droit de se marier ? Comment se fait-il plutôt qu’ils n’avaient pas ce droit par défaut ?

    De même, comment se fait-il qu’il n’existe aucune place libre en ce monde et qu’il faille mériter auprès de ceux qui ont déjà pour ne serait-ce qu’avoir le droit de s’installer quelque part ?

    Nous vivons dans une société hyper-légaliste où par défaut tout est sous contrôle, où rien ne peut se faire que par les chemins autorisés... ou par une âpre lutte pour modifier la « culture » qui se résume grosso modo à une somme considérable de règles non pensées pour la plupart.