Le plus fou dans cette histoire c'est qu'il y eu des fichiers nominatifs librement (n'en deplaise à l'autre) accessibles sur le web, qui revèlent des informations privées, cela pendant un an ou deux, et, PERSONNE n'est tombé sous le coup de la loi.
"Ce constat aurait dû faire hurler les défenseurs de la vie privée" comme dirait l'autre.
Contrairement à ce que l'autre pense, les hackers sont à proteger parceque c'est justement la vie privée des individus et la sécurité des systèmes d'informations qui est en jeux. Sinon qui va les defendre ? les editeurs de logiciels qui vendent des softs troués jusqu'au trognon ("si vous etes pas content, vous n'avez qu'à pas utiliser le logiciel, et de toute façon, vous ne pouvez pas engager notre responsabilité") ? les entreprises qui se revendent leurs fichiers clients parfois non déclarés à la CNIL, et qui ne risquent de toute façon rien à laisser trainer leurs fichiers clients sur le web pendant 1 an ou plus ? la justice avec des lois liberticides, sa lenteur ou sont cout ? les SSII, ce qui voudrait dire que la confidentialité n'est que le privilège des fortunés ? les vrais méchants ?
Pour l'histoire du "vrai/faux hackers pirate gentils mais en fait mechant qui est un chercheur de faille mais pas vraiment", et bien il y a un truc dans le droit français: la presomption d'innocence.
Je me demande si TATI, qui N'a _visiblement_ PAS voulu s'"offrir", non pas un expert en sécurité informatique bac+12 15 ans d'experience, mais un admin système (en interne ou via ssii), à quand même fait des économies en se payant ces procès et salissant ainsi son image sur le web et ailleurs. Vu que de toute façon personne ne les a poursuivi ca limite les frais ( et ca les deresponsabilise de surcroit. )
Forcer un login/password, ca c'est s'introduire de façon frauduleuse dans un système.
L'autre aurait du se poser une question du genre: Combien de temps après qu'une faille et son correctif ont été rendus publics (bugtraq ou autre) ou l'admin averti (dev specifique), doit-on considerer qu'une société ne se donne pas les moyens d'assurer la confidentialité de "ses" informations, rendant ainsi la société condamnable, le vrai hacker irreprochable et le mechant condamnable avec des circonstances attenuantes ?
L'autre aurait pu eviter les analogies stupides du type vol sans infraction. Dans le reel c'est une personne physique qui commet l'acte, sur la toile... c'est une machine et il va falloir prouver que c'etait bien moi qui était derrières les 6 proxies (Russie, US, Chine, Australie, Corrée du Nord, Angleterre ) et que j'ai bien tapé bien les commandes (et pas la machine toute seule via mail+macro+os_de_merde). Dans un cas, on parle de biens privées, dans l'autre d'information confidentielles.... Dans un cas c'est un lieu privé, dans l'autre c'est un espace libre d'accès. Bref, Ca n'a aucun rapport. En suivant le raisonnement, on interdit les cyber café, on emprisonne ceux qui "aurraient" pu faire une tentative d'infraction, on interdit les softs qui "pourraient" causer des problèmes (compilos), on nous file une IP dès la naissance et on se connecte au net uniquement via un système biometrique, et tout ca avec une justice/police centralisée et mondiale... Tout ca parceque des boites se foutent de tout (sauf de leur porte monnaie) en toute impunité ? Faut arreter...
TATI aurrait du se faire condamner, ca aurrait fait reflechir les boites qui pensent que les informations nominatives et en relation avec la vie privée de leurs clients ne meritent pas "un truc" qui se nomme sécurité, parceque, pour elles, c'est uniquement "un truc" qui coute et ne rapporte rien.
# Re: Jurisprudence Tati/Kitetoa ?
Posté par Gloo . En réponse à la dépêche Jurisprudence Tati/Kitetoa ?. Évalué à 10.
"Ce constat aurait dû faire hurler les défenseurs de la vie privée" comme dirait l'autre.
Contrairement à ce que l'autre pense, les hackers sont à proteger parceque c'est justement la vie privée des individus et la sécurité des systèmes d'informations qui est en jeux. Sinon qui va les defendre ? les editeurs de logiciels qui vendent des softs troués jusqu'au trognon ("si vous etes pas content, vous n'avez qu'à pas utiliser le logiciel, et de toute façon, vous ne pouvez pas engager notre responsabilité") ? les entreprises qui se revendent leurs fichiers clients parfois non déclarés à la CNIL, et qui ne risquent de toute façon rien à laisser trainer leurs fichiers clients sur le web pendant 1 an ou plus ? la justice avec des lois liberticides, sa lenteur ou sont cout ? les SSII, ce qui voudrait dire que la confidentialité n'est que le privilège des fortunés ? les vrais méchants ?
Pour l'histoire du "vrai/faux hackers pirate gentils mais en fait mechant qui est un chercheur de faille mais pas vraiment", et bien il y a un truc dans le droit français: la presomption d'innocence.
Je me demande si TATI, qui N'a _visiblement_ PAS voulu s'"offrir", non pas un expert en sécurité informatique bac+12 15 ans d'experience, mais un admin système (en interne ou via ssii), à quand même fait des économies en se payant ces procès et salissant ainsi son image sur le web et ailleurs. Vu que de toute façon personne ne les a poursuivi ca limite les frais ( et ca les deresponsabilise de surcroit. )
Forcer un login/password, ca c'est s'introduire de façon frauduleuse dans un système.
L'autre aurait du se poser une question du genre: Combien de temps après qu'une faille et son correctif ont été rendus publics (bugtraq ou autre) ou l'admin averti (dev specifique), doit-on considerer qu'une société ne se donne pas les moyens d'assurer la confidentialité de "ses" informations, rendant ainsi la société condamnable, le vrai hacker irreprochable et le mechant condamnable avec des circonstances attenuantes ?
L'autre aurait pu eviter les analogies stupides du type vol sans infraction. Dans le reel c'est une personne physique qui commet l'acte, sur la toile... c'est une machine et il va falloir prouver que c'etait bien moi qui était derrières les 6 proxies (Russie, US, Chine, Australie, Corrée du Nord, Angleterre ) et que j'ai bien tapé bien les commandes (et pas la machine toute seule via mail+macro+os_de_merde). Dans un cas, on parle de biens privées, dans l'autre d'information confidentielles.... Dans un cas c'est un lieu privé, dans l'autre c'est un espace libre d'accès. Bref, Ca n'a aucun rapport. En suivant le raisonnement, on interdit les cyber café, on emprisonne ceux qui "aurraient" pu faire une tentative d'infraction, on interdit les softs qui "pourraient" causer des problèmes (compilos), on nous file une IP dès la naissance et on se connecte au net uniquement via un système biometrique, et tout ca avec une justice/police centralisée et mondiale... Tout ca parceque des boites se foutent de tout (sauf de leur porte monnaie) en toute impunité ? Faut arreter...
TATI aurrait du se faire condamner, ca aurrait fait reflechir les boites qui pensent que les informations nominatives et en relation avec la vie privée de leurs clients ne meritent pas "un truc" qui se nomme sécurité, parceque, pour elles, c'est uniquement "un truc" qui coute et ne rapporte rien.