• [^] # Re: Voitures électriques

    Posté par . En réponse au journal Le Bitcoin va-t-il détruire la planète ? Contre‐point. Évalué à 4.

    Le problème étant que, lorsqu'on fait des journées de 10-12 heures comme le pote en question, si les trains roulent normalement, alors pas de souci, mais si à l'heure de pointe le train se traîne, et qu'en heure pas-de-pointe il se pointe pas du tout, ben la journée qui allait déjà être de 12h mini (transports et pause déjeuner compris) devient une journée de 13 ou 14h.

    C'est aussi pour ça que j'ai commencé par expliquer que le pote en question avait tout d'abord tenté de venir en transports. Il n'était pas spécialement fan de devoir payer une assurance auto, l'essence, etc. Mais au final, ça lui rend la vie tellement plus simple (parce que non, il ne peut pas simplement changer de boulot, ou d'appart : il est en couple, et il n'est pas le seul impliqué dans la décision du lieu de vie).

    [À propos de changement d'inconvénients pour des niveaux de nuisance comparable] C’est acceptable, globalement si les problèmes sont de désagrément similaire mais que la collectivité y gagne globalement

    Je suis d'accord avec toi sur le principe. Sauf qu'il ne faut pas s'étonner que les individus décident de choisir ce qui rend leur vie à eux plus simple si les moyens existent. Dans le cas de mon pote, le soir après 20h (donc plus en période d'heure de pointe), il met moins d'une demi-heure en voiture pour arriver dans son quartier, et ensuite moins de 10 minutes pour trouver une place pour se garer en moyenne. Rajoutons aussi 5 minutes de marche à pied pour rentrer chez lui. Soit au total ~45 minutes. En RER (qui se trouve à ~5 minutes à pied de son boulot), il mettrait déjà ~45 minutes rien qu'en transport, plus 10 minutes pour rentrer chez lui depuis la gare. En soi, mon pote était OK pour « perdre » 15' le matin et idem le soir en transport, mais à condition de pouvoir rentrer chez lui à des horaires corrects (i.e., vers 21h). Ben en RER, il ne rentre pas avant 21h30, en fonction du bon vouloir du réseau transilien.

    Un autre exemple bête : je suis un fervent défenseur des transports en commun (que j'utilise tous les jours — je n'ai pas et ne veux pas de voiture). Hé bien, malgré tout, plus jamais on ne m'y reprendra à prendre les bus PC1/PC2/PC3 (qui font des arcs de grands boulevards autour de Paris), même si en théorie ce sont les moyens les plus courts pour aller de mon ancien chez moi parisien jusque chez certains amis : je n'ai pas spécialement envie de respirer l'odeur des aisselles de mes voisins, et les miennes ne doivent pas sentir bien meilleur à leurs narines non plus. On y est ultra-serré, on manque de rater son arrêt tellement il y a de monde devant soi, etc. Évidemment, si magiquement la fréquence de ces bus pouvait être doublée ou triplée, peut-être que je reconsidérerai la chose, car on pourrait respirer un peu mieux dans le bus. C'est le même problème sur certains segments de certaines lignes de métro ou de RER aux heures de pointes (RER A & B vers les Halles, ligne 13 près de la Fourche, ligne 7 près de Maison Blanche, je vous vois !). Peut-être que c'est un problème purement francilien, mais avoir l'impression d'être parqué comme du bétail à certaines heures est vraiment désagréable, et franchement, fuck le bien de la société dans ces cas précis.