• [^] # Re: ça fait chef d'entreprise et pas président de la république.

    Posté par . En réponse au journal Bookmark : Interview d'Emmanuel Macron sur l'IA dans Wired. Évalué à 3.

    mais sur au moins 4 axes

    Il y a encore plus d'axes que ça, comme l'axe écologique / économique, l'axe reflétant le rôle de l'état (fonctions régaliennes vs régulation économique).

    Je ne vois pas comment traduire cette complexité en termes de répatition d'élus. Si on est d'accord avec Mélenchon sur la gestion de la dette de l'état et avec Macron sur la gestion de l'immigration, on ne peut pas imaginer que de coller un vote à 50/50 résoudrait la question, puisque ces élus s'opposeraient sur leurs désaccords. Une manière faisable serait de compartimenter l'assemblée en collèges (par exemple qui suivent le découpage des grands ministères), chaque député n'ayant droit de vote que pour les questions le concernant.

    Mais bon, rien ne dit qu'un tel système, plus démocratique, soit efficace. Est-ce que ça ne pose pas simplement un problème de cohérence? Est-ce que ça ne pose pas un problème de responsabilité, notamment en ce qui concerne le respect de la constitution, ou simplement de la réalité de l'économie globalisée? Est-ce que si les électeurs votent pour un parti qui propose de prendre les richesses des 1% les plus riches pour les redistribuer, ou de balancer les immigrés dans des culs de basse-fosse? Dans l'absolu, plus la démocratie est directe, et moins les décisions sont discutées, théorisées, etc. Rien qu'à comparer, dans une Scop par exemple, tout le monde ne décide pas de tout tout le temps, il y a une direction qui a un plan général, et qui rend compte de son activité de temps en temps. Comme aux échecs, mieux vaut un mauvais plan que pas de plan du tout! Et j'ai peur que décortiquer la démocratie en diluant les responsabilités ne soit pas si souhaitable que ça...