J'imagine qu'en politique, c'est comme dans le monde de l'entreprise, dans l'informatique, ou dans le monde de la recherche. Les gens qui sont focalisés sur l'efficacité, qui se sentent intégrés à une communauté internationale et qui ont la volonté de communiquer directement sans intermédiaires (et se sont donnés les moyens de le faire en acquiétant les compétences linguistiques pour le faire) communiquent en anglais ; pas parce que c'est «hype», mais parce que c'est la norme et qu'ils veulent juste échanger des informations en utilisant le moyen le plus efficace pour le faire.
Je ne connais que de mauvaises raisons de ne pas communiquer dans l'espèce de Globish qui sert de langue internationale actuellement. La plupart du temps, c'est simplement de l'incompétence (on se sent incapable de le faire, donc on critique ceux qui le font). Souvent, c'est aussi de l'idéologie (stupide, puisque beaucoup de pays très anglophiles—type pays scandinaves, Allemagne—ont bien plus d'influence internationale que les pays recroquevillés sur leur langue), et d'une manière générale, de la xénophobie. Parler deux langues c'est une richesse, et quand Macron parle en anglais avec Trump, il ne fait que montrer qu'il a plus de culture. De toutes manières, c'est évident, quand on change de langue pour parler avec quelqu'un, c'est nous qui nous mettons à son niveau, pas l'inverse—et en plus, c'est un signe de politesse.
[^] # Re: Anglais
Posté par arnaudus . En réponse au journal Bookmark : Interview d'Emmanuel Macron sur l'IA dans Wired. Évalué à 3.
J'imagine qu'en politique, c'est comme dans le monde de l'entreprise, dans l'informatique, ou dans le monde de la recherche. Les gens qui sont focalisés sur l'efficacité, qui se sentent intégrés à une communauté internationale et qui ont la volonté de communiquer directement sans intermédiaires (et se sont donnés les moyens de le faire en acquiétant les compétences linguistiques pour le faire) communiquent en anglais ; pas parce que c'est «hype», mais parce que c'est la norme et qu'ils veulent juste échanger des informations en utilisant le moyen le plus efficace pour le faire.
Je ne connais que de mauvaises raisons de ne pas communiquer dans l'espèce de Globish qui sert de langue internationale actuellement. La plupart du temps, c'est simplement de l'incompétence (on se sent incapable de le faire, donc on critique ceux qui le font). Souvent, c'est aussi de l'idéologie (stupide, puisque beaucoup de pays très anglophiles—type pays scandinaves, Allemagne—ont bien plus d'influence internationale que les pays recroquevillés sur leur langue), et d'une manière générale, de la xénophobie. Parler deux langues c'est une richesse, et quand Macron parle en anglais avec Trump, il ne fait que montrer qu'il a plus de culture. De toutes manières, c'est évident, quand on change de langue pour parler avec quelqu'un, c'est nous qui nous mettons à son niveau, pas l'inverse—et en plus, c'est un signe de politesse.