Je ne pense pas pour le coup que le problème viendra des syndicats. Je pense vraiment que ce pas reste très grand à franchir pour le secteur.
Ils vont sans doute passer à un seul pilote avant de supprimer les 2, comme quand ils ont supprimés le mécano, et le radio (grosse grève d'Air Inter de mémoire).
C'est selon moi différent. Le mécano et la radio n'apportaient plus rien de plus en cabine, car les avions sont devenus plus simples (pour la radio du moins) et de moins en moins d'interventions mécaniques en vol restaient possibles. D'autant plus que les standards du secteur ont fait en sorte qu'un soucis mécanique ait peu de conséquences le temps d’atterrir.
Se séparer des pilotes c'est un autre phénomène car des situations où l'appareil a besoin d'un humain existe (cas d'une tempête solaire par exemple) et même deux (l'objectif d'avoir deux pilotes est de compenser la perte d'un pilote pour cas de repos ou de maladie / accident durant le vol).
Le tout vraiment automatique suppose que ces cas là sont correctement pris en charge par la machine en tenant compte des standards de risque du secteur. C'est délicat car ils sont vraiment très frileux. Je pense que tu le sais aussi bien que moi. Un processeur multicœur cela leur donne des frissons pour la certification aux DAL élevées alors un avion qui va d'un aéroport A à B sans pilote à bord et aucun humain au sol pour le suivre ou le piloter...
[^] # Re: moi j'adore
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Bookmark : Interview d'Emmanuel Macron sur l'IA dans Wired. Évalué à 5.
Je ne pense pas pour le coup que le problème viendra des syndicats. Je pense vraiment que ce pas reste très grand à franchir pour le secteur.
C'est selon moi différent. Le mécano et la radio n'apportaient plus rien de plus en cabine, car les avions sont devenus plus simples (pour la radio du moins) et de moins en moins d'interventions mécaniques en vol restaient possibles. D'autant plus que les standards du secteur ont fait en sorte qu'un soucis mécanique ait peu de conséquences le temps d’atterrir.
Se séparer des pilotes c'est un autre phénomène car des situations où l'appareil a besoin d'un humain existe (cas d'une tempête solaire par exemple) et même deux (l'objectif d'avoir deux pilotes est de compenser la perte d'un pilote pour cas de repos ou de maladie / accident durant le vol).
Le tout vraiment automatique suppose que ces cas là sont correctement pris en charge par la machine en tenant compte des standards de risque du secteur. C'est délicat car ils sont vraiment très frileux. Je pense que tu le sais aussi bien que moi. Un processeur multicœur cela leur donne des frissons pour la certification aux DAL élevées alors un avion qui va d'un aéroport A à B sans pilote à bord et aucun humain au sol pour le suivre ou le piloter...