C'est plus complexe que ça. Historiquement, cela fait 200 ans que la technique rend des métiers obsolètes (calèche et maréchal ferrant ont disparu). Le gain de productivité réduise l’emploie et les coûts, la réduction de ces coûts permet de rendre du pouvoir d'achat qui peut aller ailleurs. C'est ainsi que l'on a assez d'argent pour payer des smartphones, une industrie qui emploient des millions de personnes dans le monde. Cela s'est toujours passé ainsi.
Mais aujourd'hui, on anticipe un choc beaucoup plus rude :
- Le 1er emploi dans la majorité des états américains, est celui de chauffeurs de poids lourd, que vont-il devenir quand 80% des camions seront automatiques ?
- idem pour les chauffeurs de bus, de VTC, de taxi, les pilotes d'avions.
- Le think tank Tera Nova a l'époque de Roccard, disait qu'il y avait en France 15 milliards d'heures travaillés par an en France, et que cela n'augmentait pas, malgré l'augmentation de la population, depuis une décennie. Il justifiait ainsi les 35h. Cela renforçait la théorie qui disait ce n'est pas parce que un steak coute 2x moins chère que l'on en mange 2.
- un responsable politique a reconnu que le plus dur serait de faire accepter un déclassement d'une partie de la classe moyenne, ce qu'il présentait comme un fait, et non comme quelque chose de parfaitement inacceptable. (moins de super pauvre et plus de pauvre "moyen", super perspective !) Je ne retrouve plus la citation en question, extrait d'un journal vu sur tweeter.
- Un économiste citait aussi la vitesse des gain de productivité comme source de problème car les "gens" n'avait pas le temps de s'adapter (changement de métier vers un truc plus lucratif, hausse de tarif : l'exemple typique est le cout d'un coiffeur en France et en Afrique pour la même chose). Il ne faut pas oublier que 1 % en 1970, ne représente pas du tout 1% d'aujourd'hui. D'ailleurs, si on regarde notre croissance de 1%, elle est largement supérieur en montant brute en euro constant, au 5% de l'époque. idem pour 1% de productivité en plus d'aujourd'hui par rapport aux années 1990.
[^] # Re: moi j'adore
Posté par Nicolas Boulay (site web personnel) . En réponse au journal Bookmark : Interview d'Emmanuel Macron sur l'IA dans Wired. Évalué à 10.
C'est plus complexe que ça. Historiquement, cela fait 200 ans que la technique rend des métiers obsolètes (calèche et maréchal ferrant ont disparu). Le gain de productivité réduise l’emploie et les coûts, la réduction de ces coûts permet de rendre du pouvoir d'achat qui peut aller ailleurs. C'est ainsi que l'on a assez d'argent pour payer des smartphones, une industrie qui emploient des millions de personnes dans le monde. Cela s'est toujours passé ainsi.
Mais aujourd'hui, on anticipe un choc beaucoup plus rude :
- Le 1er emploi dans la majorité des états américains, est celui de chauffeurs de poids lourd, que vont-il devenir quand 80% des camions seront automatiques ?
- idem pour les chauffeurs de bus, de VTC, de taxi, les pilotes d'avions.
- Le think tank Tera Nova a l'époque de Roccard, disait qu'il y avait en France 15 milliards d'heures travaillés par an en France, et que cela n'augmentait pas, malgré l'augmentation de la population, depuis une décennie. Il justifiait ainsi les 35h. Cela renforçait la théorie qui disait ce n'est pas parce que un steak coute 2x moins chère que l'on en mange 2.
- un responsable politique a reconnu que le plus dur serait de faire accepter un déclassement d'une partie de la classe moyenne, ce qu'il présentait comme un fait, et non comme quelque chose de parfaitement inacceptable. (moins de super pauvre et plus de pauvre "moyen", super perspective !) Je ne retrouve plus la citation en question, extrait d'un journal vu sur tweeter.
- Un économiste citait aussi la vitesse des gain de productivité comme source de problème car les "gens" n'avait pas le temps de s'adapter (changement de métier vers un truc plus lucratif, hausse de tarif : l'exemple typique est le cout d'un coiffeur en France et en Afrique pour la même chose). Il ne faut pas oublier que 1 % en 1970, ne représente pas du tout 1% d'aujourd'hui. D'ailleurs, si on regarde notre croissance de 1%, elle est largement supérieur en montant brute en euro constant, au 5% de l'époque. idem pour 1% de productivité en plus d'aujourd'hui par rapport aux années 1990.
"La première sécurité est la liberté"