Mouais, jusqu'ici les associations, reportages ou citoyens qui luttent contre l'obsolescence programmée disent souvent bien n'importe quoi à son sujet et mettent sous le tapis bien des considérations techniques. D'ailleurs l'association HOP a une définition bien trop large de l'obsolescence programmée. Pour eux, si demain Windows abandonne le format MP3 pour X ou Y raisons, c'est de l'obsolescence programmée. Si Apple fait une campagne marketing record pour vendre son nouveau iPhone révolutionnaire, s'en est aussi. Cela me semble un peu hors contexte. D'ailleurs cela ne cadre pas avec la définition législative (en France) qui s'attache (à raison) sur des aspects techniques de sabotage à la conception de l'appareil.
Le fameux reportage d'Arte était par ailleurs un beau ramassis de n'importe quoi. Pourtant présenté comme une référence du domaine.
Pourquoi ?
Souvent, les gens confondent absence de qualité avec obsolescence programmée. Ce n'est pourtant pas lié. L'obsolescence programmée c'est saboter un produit volontairement pour favoriser le remplacement de celui-ci et vendre ainsi du volume. Et en général, la qualité a un coût (matériaux plus chers, meilleure conception, plus de tests avant la vente, etc.). On ne peut acheter des appareils bas de gamme et espérer une longévité record.
C'est même tout l'intérêt d'avoir des gammes différentes ou ne serait-ce le métier de l'ingénieur qui reposent là dessus : trouver un compromis entre prix, qualité et fonctionnalités.
D'ailleurs pour le cas des imprimantes, on voit un soucis dans le raisonnement. Une imprimante seule n'est pas rentable. Donc pourquoi saboter l'imprimante pour le constructeur ? Cela lui fait perdre de l'argent, ce qu'il veut c'est vendre des cartouches ! Et quand on étudie le fonctionnement d'une imprimante, cela pourrait peut être mériter certaines optimisations (mais certaines semblent coûteuses) mais les contraintes techniques sont énormes ce qui ne rend pas évident un système optimal pour le grand public qui s'en sert peu souvent par rapport aux gammes pros.
Bref, ça m'énerve un peu l'usage à tout bout de champ de ce terme pour de mauvaises raisons. L'obsolescence programmée réelle est finalement assez rare et présente peu d'intérêt pour un constructeur dans une situation de concurrence (car personne ne veut acheter un produit qui a une durée de vie très limitée). Là où je suis d'accord avec HOP c'est sur les mesures à adopter :
Être transparent sur la disponibilité des pièces détachées et sur les manuels permettant leur usage ;
Étendre la garantie légale de manière sectorielle (un smartphone avec 10 ans de garantie, cela ne sert à rien, un lave linge par contre c'est plus réaliste et utile) ;
Favoriser la réparation du produit (baisse de TVA et de taxes sur cette activité par exemple).
[^] # Re: reportage sur France 2
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Halte à l'obsolescence programmée - le site. Évalué à 10.
Mouais, jusqu'ici les associations, reportages ou citoyens qui luttent contre l'obsolescence programmée disent souvent bien n'importe quoi à son sujet et mettent sous le tapis bien des considérations techniques. D'ailleurs l'association HOP a une définition bien trop large de l'obsolescence programmée. Pour eux, si demain Windows abandonne le format MP3 pour X ou Y raisons, c'est de l'obsolescence programmée. Si Apple fait une campagne marketing record pour vendre son nouveau iPhone révolutionnaire, s'en est aussi. Cela me semble un peu hors contexte. D'ailleurs cela ne cadre pas avec la définition législative (en France) qui s'attache (à raison) sur des aspects techniques de sabotage à la conception de l'appareil.
Le fameux reportage d'Arte était par ailleurs un beau ramassis de n'importe quoi. Pourtant présenté comme une référence du domaine.
Pourquoi ?
Souvent, les gens confondent absence de qualité avec obsolescence programmée. Ce n'est pourtant pas lié. L'obsolescence programmée c'est saboter un produit volontairement pour favoriser le remplacement de celui-ci et vendre ainsi du volume. Et en général, la qualité a un coût (matériaux plus chers, meilleure conception, plus de tests avant la vente, etc.). On ne peut acheter des appareils bas de gamme et espérer une longévité record.
C'est même tout l'intérêt d'avoir des gammes différentes ou ne serait-ce le métier de l'ingénieur qui reposent là dessus : trouver un compromis entre prix, qualité et fonctionnalités.
D'ailleurs pour le cas des imprimantes, on voit un soucis dans le raisonnement. Une imprimante seule n'est pas rentable. Donc pourquoi saboter l'imprimante pour le constructeur ? Cela lui fait perdre de l'argent, ce qu'il veut c'est vendre des cartouches ! Et quand on étudie le fonctionnement d'une imprimante, cela pourrait peut être mériter certaines optimisations (mais certaines semblent coûteuses) mais les contraintes techniques sont énormes ce qui ne rend pas évident un système optimal pour le grand public qui s'en sert peu souvent par rapport aux gammes pros.
Bref, ça m'énerve un peu l'usage à tout bout de champ de ce terme pour de mauvaises raisons. L'obsolescence programmée réelle est finalement assez rare et présente peu d'intérêt pour un constructeur dans une situation de concurrence (car personne ne veut acheter un produit qui a une durée de vie très limitée). Là où je suis d'accord avec HOP c'est sur les mesures à adopter :