Et considerer le test de Turing comme le test ultime je pense que c'est aussi tres reducteurs mais bon chacun sa definition de l'intelligence.
Ce n'est pas une question de définition, c'est une question de mesure. Ton objectif, c'est de déterminer si un logiciel peut être qualifié d'"intelligent". Le consensus parmi les informaticiens et les logiciens, c'est qu'on ne peut pas examiner le fonctionnement d'un algorithme pour déterminer ça, pour la simple raison qu'un algorithme, aussi sophistiqué soit-il, reste un algorithme. Turing le premier, mais bien d'autres après lui, ont donc admis qu'on ne pouvait qualifier un programme d'intelligent que par sa capacité à donner l'illusion de l'intelligence, pour la simple et bonne raison que c'est exactement ce qu'on fait avec des organismes vivants.
Si tu penses que le test de Turing est imparfait (quoi que ça puisse vouloir dire), alors tu peux certainement définir d'autres tests d'intelligence. Quelque chose qu'un ordinateur doit "passer" pour pouvoir être qualifié d'intelligent à tes yeux.
Le coup de "ah oui mais non, il passe le test mais ça n'est pas du tout comme ça que j'aurais voulu qu'il le passe", ça ne peut pas être un vrai argument, parce que tu ne fais que de trouver des excuses. Et encore une fois, aujourd'hui, des programmes font correctement des choses qu'on pensait impossibles (ou seulement réservées à des intelligences humaines) auparavant, comme jouer aux échecs ou au go, conduire une voiture, donner l'illusion d'une conversation dans un chat pendant quelques échanges, traduire un texte dans une autre langue...
On n'aura pas, un jour, une étape franchie qui puisse signifier que ça y est, on dispose d'intelligences artificielles. C'est juste que progressivement, les algorithmes grignottent une frontière, et en sont déja à un niveau qui était qualifié d'intelligence artificielle il y a plusieurs années. Évidemment, toi, tu peux décider de reculer la limite au fur et à mesure, mais ça n'est pas du jeu, tu «triches» pour maintenir l'argument de la non-intelligence de ces programmes.
Pourtant, entre Alpha et différents exemples bluffants de reconnaissance d'image par des réseaux de neurones, je trouve qu'on peut raisonnablement commencer à admettre qu'on est face à des embryons d'intelligences artificielles. À partir d'une photo, dire "c'est un oiseau", c'est, étymologiquement parlant, de l'intelligence : le programme est capable de reconnaitre une structure générique et d'intégrer une matrice de pixels en information abstraite.
[^] # Re: Bêtise naturelle
Posté par arnaudus . En réponse au journal "Intelligence artificielle", vraiment?. Évalué à 3. Dernière modification le 27 mars 2018 à 17:55.
Ce n'est pas une question de définition, c'est une question de mesure. Ton objectif, c'est de déterminer si un logiciel peut être qualifié d'"intelligent". Le consensus parmi les informaticiens et les logiciens, c'est qu'on ne peut pas examiner le fonctionnement d'un algorithme pour déterminer ça, pour la simple raison qu'un algorithme, aussi sophistiqué soit-il, reste un algorithme. Turing le premier, mais bien d'autres après lui, ont donc admis qu'on ne pouvait qualifier un programme d'intelligent que par sa capacité à donner l'illusion de l'intelligence, pour la simple et bonne raison que c'est exactement ce qu'on fait avec des organismes vivants.
Si tu penses que le test de Turing est imparfait (quoi que ça puisse vouloir dire), alors tu peux certainement définir d'autres tests d'intelligence. Quelque chose qu'un ordinateur doit "passer" pour pouvoir être qualifié d'intelligent à tes yeux.
Le coup de "ah oui mais non, il passe le test mais ça n'est pas du tout comme ça que j'aurais voulu qu'il le passe", ça ne peut pas être un vrai argument, parce que tu ne fais que de trouver des excuses. Et encore une fois, aujourd'hui, des programmes font correctement des choses qu'on pensait impossibles (ou seulement réservées à des intelligences humaines) auparavant, comme jouer aux échecs ou au go, conduire une voiture, donner l'illusion d'une conversation dans un chat pendant quelques échanges, traduire un texte dans une autre langue...
On n'aura pas, un jour, une étape franchie qui puisse signifier que ça y est, on dispose d'intelligences artificielles. C'est juste que progressivement, les algorithmes grignottent une frontière, et en sont déja à un niveau qui était qualifié d'intelligence artificielle il y a plusieurs années. Évidemment, toi, tu peux décider de reculer la limite au fur et à mesure, mais ça n'est pas du jeu, tu «triches» pour maintenir l'argument de la non-intelligence de ces programmes.
Pourtant, entre Alpha et différents exemples bluffants de reconnaissance d'image par des réseaux de neurones, je trouve qu'on peut raisonnablement commencer à admettre qu'on est face à des embryons d'intelligences artificielles. À partir d'une photo, dire "c'est un oiseau", c'est, étymologiquement parlant, de l'intelligence : le programme est capable de reconnaitre une structure générique et d'intégrer une matrice de pixels en information abstraite.