Je pense qu'on pourrait apprendre à Alpha Go à reconnaître des chats et à composer de la musique, à en faire un produit "intelligent", mais ça serait au détriment de ses capacités à jouer au go
Pourquoi ? Au contraire, faire jouer à différent jeux et avoir différentes interactions permet probablement de se sortir de minima locaux dans nos stratégies développées sur un seul jeu. N'importe quelle discipline scientifique requiert un tronc commun assez large, et beaucoup d'avancées scientifiques sont/permettent des utilisations de méthodes venant d'autres disciplines (les liens bio/chimie/physique/informatique/maths sont particulièrement féconds par exemple).
Je pense que la critique n'est pas tellement qu'il n'apprend que sur le jeu de Go, mais que tout le travail en amont a déjà été fait : définir le jeu de Go. En général c'est trouver une définition et des règles qui prennent la majorité du "temps de calcul humain", d'ailleurs l'algorithmique ne sert à priori qu'à permettre d'effectuer, après tout ce précalcul, les opérations élémentaires pour obtenir un résultat.
À partir de combien de tâches solvables qualifierais-tu un système d'intelligent ?
La définition d'intelligence qui je pense est utilisée communément n'est pas de comptabiliser le nombre de tâches (ta question était bien sarcastique ?). Quand tu as déjà défini les tâches, tu évites discrètement mais sûrement le problème à mon sens. J'ai l'impression qu'intuitivement on "mesure" « l'intelligence » par l'adaptabilité : la reconnaissance de problèmes et la capacité à les résoudre (pas de source vu que c'est une impression).
D'ailleurs je crois (corrigez-moi si je dis quelque chose de faux) que très peu de gens diraient qu'un joueur professionnel est "très intelligent", c'est un maître, un pro, mais un "génie" ?
C'est peut-être un texte un peu long, surtout pour ne pas dire grand chose au final. Néanmoins j'aime bien l'idée que l'intelligence ne peut se définir que par l'interaction avec un environnement. En effet, cela semble bien capturer ce sentiment selon lequel "le joueur électronique de Go est très fort, mais pas intelligent", car son interaction est limitée aux interactions du jeu de Go, dans un format rigide auquel il ne peut s'adapter.
PS: si un philosophe passait par là et pouvait donner des références à lire sur le sujet, je serai ravi !
[^] # Re: Bêtise naturelle
Posté par Aluminium95 . En réponse au journal "Intelligence artificielle", vraiment?. Évalué à 3.
Pourquoi ? Au contraire, faire jouer à différent jeux et avoir différentes interactions permet probablement de se sortir de minima locaux dans nos stratégies développées sur un seul jeu. N'importe quelle discipline scientifique requiert un tronc commun assez large, et beaucoup d'avancées scientifiques sont/permettent des utilisations de méthodes venant d'autres disciplines (les liens bio/chimie/physique/informatique/maths sont particulièrement féconds par exemple).
Je pense que la critique n'est pas tellement qu'il n'apprend que sur le jeu de Go, mais que tout le travail en amont a déjà été fait : définir le jeu de Go. En général c'est trouver une définition et des règles qui prennent la majorité du "temps de calcul humain", d'ailleurs l'algorithmique ne sert à priori qu'à permettre d'effectuer, après tout ce précalcul, les opérations élémentaires pour obtenir un résultat.
La définition d'intelligence qui je pense est utilisée communément n'est pas de comptabiliser le nombre de tâches (ta question était bien sarcastique ?). Quand tu as déjà défini les tâches, tu évites discrètement mais sûrement le problème à mon sens. J'ai l'impression qu'intuitivement on "mesure" « l'intelligence » par l'adaptabilité : la reconnaissance de problèmes et la capacité à les résoudre (pas de source vu que c'est une impression).
D'ailleurs je crois (corrigez-moi si je dis quelque chose de faux) que très peu de gens diraient qu'un joueur professionnel est "très intelligent", c'est un maître, un pro, mais un "génie" ?
C'est peut-être un texte un peu long, surtout pour ne pas dire grand chose au final. Néanmoins j'aime bien l'idée que l'intelligence ne peut se définir que par l'interaction avec un environnement. En effet, cela semble bien capturer ce sentiment selon lequel "le joueur électronique de Go est très fort, mais pas intelligent", car son interaction est limitée aux interactions du jeu de Go, dans un format rigide auquel il ne peut s'adapter.
PS: si un philosophe passait par là et pouvait donner des références à lire sur le sujet, je serai ravi !