L'ordinateur est logique. Il respecte la logique formelle et il ne connaît que ça. Hannah Arendt distingue de la rationalité. La logique formelle n'est qu'un mode de raisonnement spécifique. La rationalité est beaucoup plus vaste. Un raisonnement peut être logique (totale cohérence interne) mais faux (non conforme à la réalité).
Demande a un libéral de t'expliquer l'économie et tu comprendras.
C'est ainsi qu'Hannah Arendt parle du totalitarisme (je suis en train d'écouter une conférence dessus).
Il se trouve que j'ai récemment dû m'intéresser au management moderne. Entre autre par dispositifs de finalités, de processus et d'enrôlement. Il s'agit d'une remise au goût du jour de l'organisation scientifique du travail (La comédie humaine du travail Danièle Linhart), mais pour du travail hautement qualifié. Ces dispositifs reposent beaucoup sur des SI : saisie et reporting d'indicateurs quantitatifs, suivi des procédures et normes, analyse des performances individuelles, objectifs chiffrés, contrôles automatisés (contrôle qualité d'un code par exemple...). Ces dispositifs sont purement logiques, possiblement inspiré des pratiques métiers détournées (cycles de développement d'un projet informatique par exemple) mais sont trivialement irrationnels pour qui a déjà travaillé sous l'autorité de ce genre de dispositif, universellement critiqué y compris par ceux-là même qui en sont à l'origine (Le management désincarné Marie-Anne Dujarier).
Le client est aussi ciblé par ce management en ce qu'il est explicitement impliqué dans la production du service ou du bien qu'il consomme (la billetterie automatique est l'exemple le plus évident, remplir des questionnaires, des évaluations des services consommés, faire le dernier assemblage d'un produit acheté, etc.).
[^] # Re: L'ordinateur est rationnel, et alors ?
Posté par .Nicolas. . En réponse au journal "Intelligence artificielle", vraiment?. Évalué à 4.
L'ordinateur est logique. Il respecte la logique formelle et il ne connaît que ça. Hannah Arendt distingue de la rationalité. La logique formelle n'est qu'un mode de raisonnement spécifique. La rationalité est beaucoup plus vaste. Un raisonnement peut être logique (totale cohérence interne) mais faux (non conforme à la réalité).
Demande a un libéral de t'expliquer l'économie et tu comprendras.
C'est ainsi qu'Hannah Arendt parle du totalitarisme (je suis en train d'écouter une conférence dessus).
https://youtu.be/4eEiIuqInY4
Il se trouve que j'ai récemment dû m'intéresser au management moderne. Entre autre par dispositifs de finalités, de processus et d'enrôlement. Il s'agit d'une remise au goût du jour de l'organisation scientifique du travail (La comédie humaine du travail Danièle Linhart), mais pour du travail hautement qualifié. Ces dispositifs reposent beaucoup sur des SI : saisie et reporting d'indicateurs quantitatifs, suivi des procédures et normes, analyse des performances individuelles, objectifs chiffrés, contrôles automatisés (contrôle qualité d'un code par exemple...). Ces dispositifs sont purement logiques, possiblement inspiré des pratiques métiers détournées (cycles de développement d'un projet informatique par exemple) mais sont trivialement irrationnels pour qui a déjà travaillé sous l'autorité de ce genre de dispositif, universellement critiqué y compris par ceux-là même qui en sont à l'origine (Le management désincarné Marie-Anne Dujarier).
Le client est aussi ciblé par ce management en ce qu'il est explicitement impliqué dans la production du service ou du bien qu'il consomme (la billetterie automatique est l'exemple le plus évident, remplir des questionnaires, des évaluations des services consommés, faire le dernier assemblage d'un produit acheté, etc.).