• [^] # Re: Expérience littéraire

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Copyleft is censorship. Évalué à 7.

    La seule exception qui te permette de récupérer l'œuvre est que si par hasard celui qui reçoit est l'auteur, mais il n'y a absolument rien d'automatique.

    Nous sommes absolument d'accord. En droit, le copyleft est là pour protéger nons pas l'émetteur, mais le destinataire (et le destinataire du contenu dérivé par lui) en lui accordant des droits a priori. Dont acte.

    Par contre, il me semble qu'en pratique pour la littérature(j'insiste sur ces points), la situation est bien différente d'avec l'informatique. Prenons le cas où quelqu'un ferait un texte dérivé, même si c'est une version en dialecte urdu écrite dans un alphabet local et dont les exemplaires seraient vendus très chers sous le manteau, dès l'instant où j'en entends parler (le récit qu'on m'en ferait étant lui-même un dérivé de ce dérivé), le reprendre à mon compte m'est possible. Je serais hypocrite de ne pas dire que c'est une conséquence du copyleft qui me plaît, même si ce n'est pas l'unique motivation de mon choix.

    Enfin, à te lire, il me semble que tu établis une forte opposition entre deux attitudes pour soi vs. pour les autres. Ma vision est plus fluide, je n'ai pas l'impression que ce soit forcément égoïste que d'appréhender la création comme un commun, faite d'allers et retours entre un émetteur initial et d'autres par la suite, sans préjuger de la préférence accordée aux uns ou aux autres. Il me semble que le copyleft est une des rares notions juridiques dans les licences pour la littérature qui puisse en soutenir l'émergence, même si ce n'est pas son but en principe.

    PS: Merci d'avoir dérogé à ton choix de ne plus répondre, il m'est toujours intéressant de creuser un peu les choses, même si cela se fait au fil du clavier de façon plus laborieuse qu'en vis-à-vis.