• [^] # Re: Expérience littéraire

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Copyleft is censorship. Évalué à 9.

    Merci de ces développements. Je comprends mieux ce que tu voulais me dire. Je me demande si notre mécompréhension ne vient pas du fait que je ne parlais qu'en terme de littérature. Vu que je parlais de mon travail, je ne faisais pas référence au copyleft de façon globale. Si quelqu'un fait un dérivé de mon travail d'écrivain, il peut tout à fait en effet le garder pour lui, mais dans le cas où il le diffuserait, comme tu le dis, à des millions de personnes, ce serait hors cadre privé. Le fait que le produit final soit aussi le code source (si on peut parler en ces termes) fait que le tout serait forcément partagé de concert. Donc accessible, de façon pratique, sans que pour autant ce soit théoriquement induit par la licence copyleft. C'est un peu différent de l'informatique où l'on peut proposer un service basé sur du code libre sous copyleft simple sans que le service le soit aussi (comme ton exemple avec Google le montre), ce qui a entraîné des ajouts de type Affero (où le repartage de la source est là, obligatoire).

    Après, tu as raison, mon propos était brouillon, je m'en aperçois en relisant : tel qu'il est défini et utilisé actuellement, le domaine public n'est pas compatible avec le projet que j'ai pour mon univers romanesque. Mais ce n'est pas un jugement de valeur absolu. Comme c'est dit plus haut par d'autres, je pense qu'il faut choisir selon l'usage et le but recherché, sans dogmatisme. J'en aime particulièrement la possibilité par rapport au copyleft de ne pas devoir tracer la paternité (qui est parfois lourde à gérer et à citer), ce qui peut toujours freiner la créativité quand on doit gérer un fichier licence.txt en y retraçant tous les héritages. Mais je trouve cette contrainte pour le moment moins gênante en rapport de la préservation d'un commun.