• [^] # Re: Expérience littéraire

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Copyleft is censorship. Évalué à 8.

    En ce qui nous concerne (notre maison d'édition en cours de création), nous n'aimons pas le copyleft pour la création littéraire, mais nous le favorisons pour la création d'outils (même si nous préférons le domaine public volontaire).

    Ayant récupéré les droits de mes romans auprès de mon ancienne maison d'édition afin de les placer sous une licence copyleft (CC-BY-SA), je serais curieux de savoir pour quelle raison vous n'aimez pas le copyleft (appliqué seul si je comprend bien, vu que vous l'acceptez dans une de vos deux licences). Ceci sans polémique, pour moi il s'agit de choix éminemment personnels. Je suis toujours curieux d'entendre les décisions de ceux qui font des choix en conscience.

    En ce qui me concerne, j'ai choisi le copyleft car cela me permettrait de pouvoir intégrer à mon propre travail tout ce qui en serait dérivé par d'autres. Je trouverais très frustrant de ne pas pouvoir bâtir sur ces nouvelles briques qui ne seraient pas de moi. Par ailleurs, cela m'assure également que le public de mon travail ne verra jamais enclos une partie du monde que je me propose de construire. Dans un monde idéal où jamais les enclosures n'adviendraient, j'abandonnerais bien volontiers ce genre de licence pour élever directement dans le domaine public.

    Par ailleurs, tant qu'on est dans un pays soumis à la convention de Berne, il demeure toujours le droit moral au créateur, quelle que soit sa décision de licence. Il ne peut pas y renoncer réellement même si il le souhaite. Donc d'éventuels ayant droit pourraient y recourir par la suite pour tenter de contrôler le destin de l'œuvre.