«pourquoi l'existence des licenses vous parait aussi naturelle ?»
Elle n'est absolument pas naturelle, c'est un contrat fait par l'homme. On peut accepter ou refuser le contrat. Par contre, dans le cas idées (en particulier des logiciels) elle repose sur une autre idée, le droit d'auteur. Cette autre idée n'est pas non plus "naturelle", et on peut très bien imaginer un pays dans lequel toute oeuvre produite tomberait immédiatement dans le domaine public.
Par contre, ce n'est pas parce que quelque chose n'est pas "naturel" qu'il ne faut pas le respecter. Les défenseurs du libre ont pour la plupart décidé de se reposer sur le concept de licence pour défendre leurs idées. Si on rejette l'idée de licence, on rejette aussi la GPL, par exemple. Ce qui n'est pas non plus nécessairement une mauvaise idée.
Là où ça commence à devenir intéressant, c'est quand on veut imposer sa vision à quelqu'un. Par exemple, Microsoft vit dans un monde où le droit d'auteur lui donne la propriété de ses productions logicielles. Elle vent un certain nombre de droits sur ces productions. Si quelqu'un vient lui dire (en gros): "je vous emmerde, je n'ai pas la même conception de la propriété que vous, je veux votre production sans payer", cela pose un problème. Sur la première partie de la phrase, pas de problème, on peut très bien avoir une vision différente des choses. Sur la deuxième partie de la phrase, ça cloche parce qu'on concède toujours la propriété ("votre production"), mais pas la possibilité d'en disposer.
La seule solution, c'est de se placer dans un pays où le droit d'auteur n'existe pas, où les logiciels/romans... n'appartiennent pas à leurs auteurs. Pour l'instant à ma connaissance ce n'est le cas nulle part.
[^] # Re: BSA: Des calculs antipirates simplistes
Posté par Yusei (Mastodon) . En réponse à la dépêche BSA: Des calculs antipirates simplistes. Évalué à 4.
Elle n'est absolument pas naturelle, c'est un contrat fait par l'homme. On peut accepter ou refuser le contrat. Par contre, dans le cas idées (en particulier des logiciels) elle repose sur une autre idée, le droit d'auteur. Cette autre idée n'est pas non plus "naturelle", et on peut très bien imaginer un pays dans lequel toute oeuvre produite tomberait immédiatement dans le domaine public.
Par contre, ce n'est pas parce que quelque chose n'est pas "naturel" qu'il ne faut pas le respecter. Les défenseurs du libre ont pour la plupart décidé de se reposer sur le concept de licence pour défendre leurs idées. Si on rejette l'idée de licence, on rejette aussi la GPL, par exemple. Ce qui n'est pas non plus nécessairement une mauvaise idée.
Là où ça commence à devenir intéressant, c'est quand on veut imposer sa vision à quelqu'un. Par exemple, Microsoft vit dans un monde où le droit d'auteur lui donne la propriété de ses productions logicielles. Elle vent un certain nombre de droits sur ces productions. Si quelqu'un vient lui dire (en gros): "je vous emmerde, je n'ai pas la même conception de la propriété que vous, je veux votre production sans payer", cela pose un problème. Sur la première partie de la phrase, pas de problème, on peut très bien avoir une vision différente des choses. Sur la deuxième partie de la phrase, ça cloche parce qu'on concède toujours la propriété ("votre production"), mais pas la possibilité d'en disposer.
La seule solution, c'est de se placer dans un pays où le droit d'auteur n'existe pas, où les logiciels/romans... n'appartiennent pas à leurs auteurs. Pour l'instant à ma connaissance ce n'est le cas nulle part.