• [^] # Re: Test de la RedHat 9

    Posté par . En réponse à la dépêche Test de la RedHat 9. Évalué à 3.

    Mais sur le principe tu dis "quand un code source ne contient pas un seul octet du supposé original" c'est un travers habituel de la communauté : la dictature du code. Avoir l'impression que tout le reste est sans intéret.

    Ben oui, parce qu'au terme des conventions sur les droits d'auteur, le logiciel est une oeuvre de l'esprit, et le code source en est l'expression, comparable à un livre (Je suis écrivain amateur, et sourcilleux sur le droit d'auteur ; et si en littérature, le fond est considéré dans les cas de plagiat, la forme l'est aussi). Maintenant, pour qu'une oeuvre soit dérivée, il faut bien qu'elle reprenne pour partie l'original.

    Reste à savoir si
    • l'inclusion de .h constitue une reprise partielle du logiciel correspondant (et l'appli est alors une oeuvre dérivée), ou si
    • c'est la liaison dynamique qui constitue l'oeuvre (le source de l'appli ne serait pas une oeuvre dérivée, son exécutable le serait) ou enfin si
    • l'existence même des .h exprime une reconnaisance de facto du droit d'utiliser les fonctionnalités des .c correspondant sans avoir à les reprendre (et l'appli est alors une oeuvre originale).


    D'ailleurs dans les faits quand tu utilises une API tu utilises le .h donc il y a effectivement réutilisation de code.

    C'est une interprétation défendable. Mais alors, selon ce principe, comme toute appli compilée pour Linux avec GCC en inclut nécessairement des .h, c'est donc une réutilisation, qui fait de l'appli une oeuvre dérivée. Donc paf, GPLisée, l'appli.

    Or l'appli peut très bien être propriétaire, avec la bénédiction de la GPL en plus--et c'est très bien. Et c'est là que je trouve curieux que, faisant la même chose (inclure des .h du noyau), un module n'ait pas les mêmes libertés.

    Amicalement,

    Albert.